Pénicaud-Borne

Coucou, la revoilà !

Deux ans et demi après son éviction sans gloire du gouvernement, Muriel Pénicaud a donné une interview fracassante au « Journal du dimanche » (18/12). Et pas pour faire des compliments à celle qui lui avait succédé comme ministre du Travail, une certaine Elisabeth Borne.

Aujourd’hui membre du conseil d’administration de Galileo Global Education et de Manpower, Pénicaud se déclare « déçue et inquiète », rien que ça, par ce début de quinquennat.

L’objet principal de son courroux ?

L’adoption, la semaine dernière dans le cadre du budget, d’un amendement gouvernemental qui institue un reste à charge pour les salariés qui utilisent leur compte personnel de formation.

« Soyons cohérents ! Le gouvernement peut durcir les règles d’indemnisation au chômage, mais il est primordial de permettre aux gens de se former afin d’accéder à d’autres emplois », argue-t-elle, avant de demander le « retrait » de cette mesure.

Et le retour d’une ministre « cohérente » ?

Une décision très droitière

A l’Elysée, les conseillers sociaux pensent la même chose que Muriel Pénicaud. Certains se disent « consternés » par le forcing de Borne pour imposer ce reste à charge sur les comptes personnels de formation, y compris à sa ministre déléguée Carole Grandjean. Laquelle a essuyé les foudres de la majorité, comme l’a raconté « Le Canard » la semaine dernière.

« Imposer pour la première fois dans notre histoire aux salariés de payer leur formation, c’est une aberration ! s’indigne un conseiller de Macron. C’est la décision la plus droitière qui ait été prise depuis le début du mandat, et nous la paierons cher. Nous avions un bon bilan sur ces questions de formation ; on vient de tout casser. »


3 réflexions sur “Pénicaud-Borne

  1. Jean 04/01/2023 / 01:43

    Bonjour,

    Personnellement, j’ai tout à fait l’impression que les personnes qui nous « dirigent » ont une idée complètement abstraite du monde du travail…

    Et que les décisions prisent par les uns ou par les autres, sont plus motivées par des raisons comptables (ou financières) que pour créer réellement de l’emploi…

    • Libres jugements 04/01/2023 / 10:36

      Merci pour ce commentaire.
      Bien évidemment, les décisions gouvernementales favorisent les entreprises, les producteurs de richesses, les entrepreneurs. Les salariés doivent être, d’une part, à disposition de la production et d’autre part, le cout de production doit être le moins onéreux.
      Enfin la pauvreté a ce stade n’est plus dans l’offensive révolte, ne manifeste plus dans les rues, quelques biffetons, une soupe populaire distribuée par des assos qui ne sont plus subventionnées et basta.
      Quant aux salariés, tant qu’ils ne penseront qu’à « leur gueule », la gestion du gouvernement privilégiera les possédants financiers… Enfin, les retraités… qu’ils crèvent… sont plus bon à rien hors les periodes electorales présidentielles !
      MC

  2. Jean 04/01/2023 / 17:38

    … ( les décisions  » prisent  » ! par les uns ou par les autres ) . Désolé pour la faute d’orthographe !!! . J’aurais dû relire après la modification de mon commentaire …

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