Ou ça va se nicher !

« C’est la fête ! » proclame l’hebdomadaire « Elle » (15/12) à sa une. Mais d’quoi qu’on cause ?

Tout en posant cette grave question : « Les sextoys sont-ils de droite ? ». [Voilà bien des « suites » ou « conséquences » de la vagues #MeToo… MC]

En clair, les Womanizer ou assimilés, permettant d’aspirer le clitoris selon 14 vitesses différentes, ne seraient donc pas un outil de libération de la femme, enfin délivrée du joug de la pénétration masculine, mais un instrument sournois de l’asservissement capitaliste.

Sous ce titre provoc, l’enquête publiée veut démontrer que, derrière la « révolution de l’intime » portée par la vague #MeToo, se développe un énorme business de la stimulation mécanique.

Quitte, pour les nouveaux géants de la sex teck, à faire du pink washing, c’est-à-dire à habiller d’un discours féministe leur marketing sans états d’âme.

En mobilisant des blogueuses et des influenceuses rémunérées pour mieux vanter le bien-être du clitoris… « Il y a en effet un questionnement aujourd’hui sur la façon dont le capitalisme s’est introduit dans le milieu militant féministe et sexpositif », explique pudiquement Léa, qui tient le compte @mercibeaucul.

  • Mais un questionnement peut en cacher un autre.

Grâce au regard neuf de Megan Folwell, doctorante à l’université d’Adelaïde, en Australie, une équipe de recherche vient de découvrir que les serpentes (les serpents femelles, donc) avaient aussi un clitoris, ou plutôt un hémiclitoris, jusqu’ici jamais identifié et confondu avec les organes mâles…

L’étudiante a disséqué une vipère et découvert dans sa queue « deux langues de chair » formant un coeur, faites de tissus érectiles et comprenant de nombreux faisceaux nerveux. L’équipe a ensuite identifié un semblable clitoris chez neuf espèces. Or cet organe discret, mesurant de 1 mm à 7 mm, semble bien pouvoir être stimulé par le serpent mâle grâce à l’« entremêlement des queues »ou au « chevauchement », procurant du plaisir et facilitant la lubrification lors de l’accouplement.

  • Pourquoi les scientifiques ne s’en étaient-ils pas avisés auparavant ?

« L’étude des organes génitaux féminins est taboue », explique Megan Folwell, ajoutant que l’organe est petit et que les serpents intersexués ont semé la confusion… Mais les serpentes avec un clitoris de droite et un de gauche n’ont pas les mêmes problèmes de positionnement politique que les sextoys.


Article signé des initiales D. F. Le Canard enchaîné. 21/12/2022


2 réflexions sur “Ou ça va se nicher !

  1. Walter 23/12/2022 / 20:48

    Ah ! Que de questions soulevées en même temps … !

  2. Libres jugements 24/12/2022 / 11:12

    Merci Walter pour ce commentaire… très interrogarif !
    Oui, je blague, mais soit, il est fait sur ces questions beaucoup de parlottes pour complaire aux mœurs actuelles, soit c’est une forme éducative corporelle venant combler une forme d’ignorance, soit des entreprises s’en accommodent pour un business longtemps caché. En tout cas voilà qui fait jaser les attachés à un culte (pour lesquels toutes discrétions doit être de mise) et les tenants de la liberté d’exprimer ses sensations…
    Amitiés
    Michel

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