Choupinet !

Inquiétant… obséquieux.

« MA VIE AU POSTE », chronique de Samuel Gontier, pour Télérama. Source (Extraits)


« Je voudrais qu’on regarde une image », propose Anne-Claire Coudray dimanche soir dans l’« édition spéciale » du 20 heures de TF1. « Regardez cette remise de médaille à ces Français… » Ah non, ça, ce n’est pas une remise de médaille. C’est un câlin d’Emmanuel Macron à Kylian Mbappé. Le troisième en moins d’une demi-heure, notre président doit être en mal d’affection.

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Je zappe sur BMTV. Jean-Baptiste Boursier analyse les images de l’attaquant français sonné : « Kylian Mbappé, ça ne passe pas. » Emmanuel Macron n’a pas été assez calinou ? « Il a reçu son trophée de meilleur buteur la mine fermée, salué par son patron, l’émir du Qatar, qui a essayé de le réconforter, il l’a à peine regardé. » […]

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Le président Macron : « Ce que ce match nous dit, c’est qu’y a jamais de scénario écrit d’avance, que c’est toujours possible. » De perdre in extremis. « Chaque fois qu’on s’est pris un but, j’étais debout pour dire : “ On repart”, j’essayais de leur crier : “On repart, on prend le ballon et on va en marquer un.” »

Je comprends mieux pourquoi les Bleus sont revenus deux fois au score : ils ont entendu Emmanuel Macron.

 « Tout est possible si on se tient uni, si on est ensemble. » Par exemple, la réforme des retraites, elle est possible si on se tient uni, si on est ensemble (dans les nasses des policiers qui réprimeront la contestation).

Bruce Toussaint n’en finit pas de célébrer « la plus grande finale de l’histoire de la Coupe du monde » de la galaxie depuis la domestication du feu. Il n’en finit pas non plus de s’attendrir sur « la déception d’un Kylian Mbappé réconforté par Emmanuel Macron ». Le chanceux. « L’une des images de la soirée, Emmanuel Macron qui tente de consoler Kylian Mbappé. Il a essayé de trouver les mots. » Les mots des Bleus. « Cette image est extrêmement commentée. Dès que le président sort un tout petit peu de son rôle… »

À peine un tout petit peu. « … Il est commenté. » Par des esprits malveillants. « Il est sorti de son rôle ou pas ? — Non, il est pas sorti de son rôle, tranche Christophe Barbier.

Depuis Jacques Chirac en 98, le rôle d’un président, c’est d’être premier supporter de l’équipe de France. » Je me souviens, Chirac avait roulé une pelle à Zidane, c’était torride.


Copie d’écran dessin de Babouse -L’Humanité – 20/12/2022

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