L’Implosion du NPA

On peut être insensible, pour ou contre ce partie politique. Il en reste pas moins vrai qu’il faut une représentation à l’extrême gauche afin d’éviter des débordements incontrôlables.

C’est un tournant dans l’histoire de ce parti trotskiste, créé en 2009 à la suite d’une décision de la majorité de la ligue communiste révolutionnaire (LCR) de l’époque. La direction sortante, emmenée par Philippe Poutou, ancien candidat à la présidentielle, a décidé de se séparer du reste du NPA à l’issue d’un congrès très tendu, tenu du 9 au 11 décembre, à Saint-Denis.

Lors des assemblées générales organisées ces dernières semaines, la motion menée par Philippe Poutou, favorable à des convergences avec la France insoumise, […] a obtenu 48 % des voix. Le texte concurrent […], défendu notamment par l’ancien syndicaliste de La Poste Gaël Quirante et le cheminot Damien Scali, […] prône l’indépendance […] recueille, 45 % des votes des militants.

  • Un processus amorcé il y a longtemps 

[…] … le NPA éclate entre, d’un côté, les militants, favorables au rassemblement avec la France insoumise, et, de l’autre, ceux […] hostile aux convergences à gauche. […] … cette deuxième ligne entend « construire un parti révolutionnaire, [pour] faire reculer le patronat et à terme lui arracher le pouvoir, ce qui ne se fera pas par les élections ».

[Ah ! révolution et après révolution, et après révolution, et ap… MC ]

[…]


Lola Ruscio. Source (Extraits)


3 réflexions sur “L’Implosion du NPA

  1. laurent domergue 14/12/2022 / 18:14

    Toutes les gauches n’ont pas su soutenir le mouvement des Gilets Jaunes à temps même si celui – ci comptait dans ses rangs un échantillonnage hétéroclite , c’est là que l’extrême gauche a raté le coche , pour 1,50 le litre nous étions prêts à nous battre , nous nous sommes épuisés et chacun à son niveau a donné de sa personne pour rien , la Révolution , elle était là …!!!

    • Libres jugements 15/12/2022 / 11:09

      Bonjour Laurent, d’abord merci pour ton commentaire.
      Dont le sens et l’importance, au départ spontané, résultant d’un ras-le-bol, des manifestations des gilets jaunes, il est possible d’en déduire que cette « révolte » massive a été la seule durant une décennie, à exprimer dans la rue, dans les rond-points, les craintes sociales d’une grande partie de la population. Dans le même temps, force est de constater : la désaffection des salariés syndiqués et lorsque les syndicats organisent des débrayages et manifestations, le peu de participants.
      Concernant l’attitude des gilets jaunes, rappelons d’abord qu’aucun leader réel indiscutable n’est ressorti de la masse manifestante, aucune proposition offrant de réelles avancées sociales et sociétales n’ont émergé. Notons, la volonté de ne pas être intégré à un parti politique, le refus de la solidarité syndicale, d’avoir d’abord une attitude anti tout, n’a pas contribué à grandir, celles ou ceux qui se considèrent à gauche dans des partis politiques organisés.
      À travers la scission du NPA, sont démontré les difficultés d’exister pour les tenants (plus ou moins anarchisant) des ex-gilets jaunes.
      Finalement, c’est la division de la population et des revendications qui font le lit des différentes réformes pour faute électoraliste.
      Amitiés
      Michel

      • laurent domergue 15/12/2022 / 11:53

        Une seule solution la jouer collectif mais nous ne sommes toujours pas prêts , des prolongations peut être … Un match retour … on veut y croire …!!!

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