Difficile débat…

… et pourtant la fin de vie peut être voulue dans certains cas précis.

Quelque cent cinquante citoyens tirés au sort sont chargés, dès ce vendredi 9 décembre, de préparer le terrain pour une future loi sur la fin de vie. […]

  • Que doit la médecine à celui qui souffre et veut mourir ?

La loi actuelle offre une « sédation profonde et continue », dans des limites très contraintes. Ce cadre « est-il adapté […] ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? » C’est la question posée aux quelque cent cinquante citoyens, tirés au sort, de la Convention citoyenne sur la fin de vie, inaugurée le 9 décembre (en parallèle d’un groupe de travail parlementaire).

[…]

Voilà donc des citoyens chargés de mener la réflexion, dans une démarche certes démocratique, mais aussi source de perplexité, au regard de la cuisante déception de la Convention citoyenne sur le climat (2019-2020), aux conclusions largement ignorées.

[…]


Juliette Bénabent. Télérama. Source (Extraits)


Délicat débat. Il semble particulièrement difficile d’émettre un avis lorsque l’on n’a pas, près de soi (ou dans son entourage proche) une personne dans un état où la médecine ne peut plus apporter d’espoir. Ainsi, demandé à un panel représentant la population, même très diversifié, de proposer une préconisation nous parais relever de l’impossibilité de trancher.

Le choix de fin de vie doit pouvoir revenir d’abord à la personne concernée et, si elle n’est pas en capacité de le faire à ce moment-là, de respecter son choix antérieur dûment établi ou connu de son entourage.

Souvenons-nous, entre autres, de la douloureuse bataille entre la femme et la mère de Vincent Lambert.

Enfin, rappelons-nous que même face à des oppositions cultuelles, qu’il est possible de légiférer sur ce sujet, Belgique, Suisse et d’autres pays l’ont fait. MC


Une réflexion sur “Difficile débat…

  1. Pat 10/12/2022 / 11:29

    Sortant à peine d’un zona très douloureux mais léger au regard de certaines douleurs, je comprends parfaitement que des douleurs lorsqu’en plus il n’y a plus d’espoirs, sont insupportables. Et puis il faut permettre aux médecins d’agir dans la légalité en accord avec leur conscience.

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