Tennis bizness

L’indécente rémunération versée à Amélie Oudéa-Castéra par la Fédération française de tennis.

Aujourd’hui Ministre des sports (et heureusement pour le contribuable) pas avec la même rémunération, mais bien des avantages, et puis l’espoir d’être recasée dans le privé, après cette vacation temporaire…

Quand, quittant la direction du groupe Carrefour, Amélie Oudéa-Castéra est arrivée en mars 2021 à la Fédération française de tennis (FFT), en qualité de directrice générale, la rumeur a très vite circulé : on a beaucoup entendu dire que la nouvelle numéro deux de la fédération percevait une rémunération à couper le souffle, digne du CAC 40.

Mais comme les fédérations sportives ne brillent pas par leur transparence, la FFT pas plus que les autres, la rumeur n’a jamais trouvé de confirmation. Et l’intéressée l’a fait taire en répétant à ceux qui l’interrogeaient sur le sujet qu’elle avait une rémunération trois fois inférieure à celle dont elle profitait au sein du géant français de la grande distribution.

Las ! On a maintenant la preuve que c’est inexact et qu’Amélie Oudéa-Castéra, devenue dans l’intervalle ministre des sports et des Jeux olympiques et paralympiques dans le gouvernement d’Élisabeth Borne, percevait en réalité un pont d’or, du temps où elle était directrice générale de la FFT.

Cette preuve, on la trouve dans la déclaration que la ministre a faite, comme tous ses collègues du gouvernement, à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et que celle-ci vient de rendre publique.

Dans cette déclaration, que l’on peut consulter ici, on trouve en effet notamment un tableau résumant les rémunérations qu’Amélie Oudéa-Castéra a perçues d’abord chez Carrefour, puis à la FFT.

Dans ce tableau, on découvre ainsi qu’Amélie Oudéa-Castéra a perçu 356 440 euros net de mars 2021 à décembre 2021, soit une rémunération mensuelle nette de 35 644 euros, comme directrice générale de la FFT. Et pour les 140 premiers jours de l’année 2022, jusqu’au 20 mai, date de son entrée au gouvernement, elle a perçu 165 737 euros net, ce qui correspond également à une rémunération mensuelle moyenne nette proche de 35 600 euros.

[…]

Cette rémunération est venue arrondir un peu plus sa fortune, qui est déjà considérable. Selon les calculs du « Monde », qui a établi sur la base des données de la HATVP le hit-parade des 19 ministres millionnaires de l’actuel gouvernement, Amélie Oudéa-Castéra arrive en deuxième position, avec 6,4 millions d’euros de patrimoine, derrière Franck Riester, ministre chargé des relations avec le Parlement (10,6 millions d’euros) ; et également en deuxième position, avec 2,9 millions d’euros de revenus, sur les cinq dernières années, derrière le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti (3,1 millions d’euros).

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Laurent Mauduit. Médiapart. Source (Très courts extraits)


2 réflexions sur “Tennis bizness

  1. bernarddominik 07/12/2022 / 16:33

    Indécent

  2. Pat 10/12/2022 / 12:07

    Elle connait les règles…du tennis ?

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