Une réalité « obligeante »

Toutes choses, auraient-elles une fin.

La bagnole est arrivée en bout de course en à peine un siècle, en faudra-t-il beaucoup moins pour voir la panade du numérique ?

Facebook et consorts traversent déjà leur première sérieuse crise. Le secteur licencie à tour de bras et certes chez Twitter, à cause d’une restructuration suite au rachat fantasque d’Elon Musk, 11 000 licenciés chez Facebook. Dans ce monde libéral, ces sociétés prennent des décisions radicales pour tenter de renouer avec la rentabilité. Les profits de Meta (Facebook) ont baissé de 50 % ; pire encore le cours de la bourse à dévisser de 70 %.

Partout le Web, c’est la fin des années Champagne.

Après une période de croissance, Amazon voit ses ventes stagner. Même TikTok, machine à décérébrés les ados, s’enraye.

Les mots qui affectent le monde réel, l’inflation notamment, touchent également le virtuel, directement ou indirectement, diminuant les budgets publicitaires « faisant vivre » le numérique.

Conséquence, le tournant est là, les cours de la bourse dégringolent, alors qu’ils donnaient sa force au secteur. Le retour à la raison, c’est un bien mauvaise nouvelle pour une économie qui carburé à l’hubris. Les joueurs et utilisateurs des « services sociaux » sont loin de la réalité et des contraintes de rentabilité. Le « virtuel » et sa nouvelle économie a vieilli, elle connaît désormais la crise, comme l’ancienne.


G. Erner. Charlie Hebdo. 19/11/2022


Une réflexion sur “Une réalité « obligeante »

  1. bernarddominik 20/11/2022 / 08:33

    Oui tout a une fin. Surtout le virtuel.

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