Faveur(s) aux JO de Paris

La flamme des JO de Paris brille déjà… pour certains.

Depuis le 2 novembre, un certain Edouard Donnelly est devenu officiellement directeur des opérations (DO) des prochains Jeux. C’est donc lui qui, sous l’autorité de Tony Estanguet, le président de Paris 2024, va se débrouiller pour que tout fonctionne durant la quinzaine olympique.

Une nomination qui présente de fâcheux caractères de consanguinité

D’abord, parce que Donnelly a longtemps été associé à Etienne Thobois, directeur général de Paris 2024, au sein d’une boîte spécialisée dans l’organisation d’événements sportifs. Et il sera désormais son interlocuteur principal. Ensuite, parce que le nouvel embauché dirigeait jusqu’à récemment une société qui vient de remporter le marché du parcours de la flamme olympique.

Sur le podium

Sollicité par « Le Canard », le directeur de cabinet de Tony Estanguet assure que le comité d’éthique de Paris 2024 – présidé par Jean-Marc Sauvé – a rendu un avis favorable au recrutement du nouveau DO. Cet avis n’est pas public. C’est dommage. On y apprendrait que ledit comité a émis quelques « réserves ». Notamment le fait que Donnelly devra se déporter chaque fois qu’il sera question du marché de la flamme.

Pour faire bonne figure, le nouveau numéro quatre du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojo) fait savoir qu’il a vendu toutes ses parts de son ancienne société… à son frère !

Mais, après tout, peu importe ! « Edouard avait le profil idéal, assure la direction du Cojo. A deux ans de l’échéance, on a besoin des meilleurs. Il en fait partie pour avoir déjà organisé des événements mondiaux et pour maîtriser notre écosystème. »

Ça mérite une première médaille en chocolat.


Article signé des initiales D. H. Le Canard enchaîné. 09/11/2022


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