Les mains et ses chemins

La fatigue est tombée sur ses roses terribles
Adressées à un ciel plus bleu que dieu le fit
Portée par la rosée elle s’accrochait aux mers

Ô voyageurs anciens à l’horizon du vide
Les pigeons n’avaient pas de bras pour te sauver
Mon amour face à toi je brûlais mon pétrole
Et l’univers dans ton cou était de cordes

Ne t’endors pas avant d’avoir reçu mes mains
Mes pauvres mains d’intercis données en don
Je ne boirai pour toi ni le vin léonin
Ni la mélancolie en qui le raisin pleure

Face à ta mort, aux ornements de ta mort
Je me dresse ainsi que le corps de sang
Et porte éblouie dans la nuit des miroirs
Entremêlés pour te livrer au labyrinthe
Lui-même en train de se dissoudre
Comme si la lune douce aboyait


Salah Stétié – « Le mendiant aux mains de neige ».


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