Cristal de la musique

Un pleur est tombé cette nuit sans parapluie
Et les humains l’ont reçu dans la joie
Les femmes en particulier s’ouvrirent

Qui donc avait pleuré et quel nuage
Avait laissé dormir les bêtes sous les arbres
Par pureté des arbres et des bêtes ?

Les violons s’étaient détachés des musiques
Qui rôdaient dans le noir des cités interdites
Puis s’endormaient lovées dans les racines

Les sources seulement s’étaient déshabillées.
Et leur cœur qui pleurait chantait un chant d’abeilles


Salah Stétié – Extrait du recueil « Le Mendiant aux mains de neige »


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