C’est pourtant clair

Aujourd’hui, la presse « dite » indépendante est portée par un nouvel élan : pratiquer un journalisme qui raconte la société, pour aussi la changer. 

C’est dans ces médias que s’écrivent les histoires qui marqueront notre époque. Tu parles d’un vœu…

Télécharger le rapport d’impact 2022


« La Lettre A » a fait un long travail de collecte de données dans les liasses budgétaires accessibles sur data.gouv.fr pour reconstituer le détail des aides publiques versées à la presse en 2020 et 2021.

Depuis 2019, sous la pression des grands éditeurs, le ministère de la culture refuse en effet de publier, comme c’était l’usage depuis 2013, la liste des titres aidés et les montants alloués. Pas de transparence, donc, pour les aides publiques. Et l’on comprend pourquoi. Une fois de plus, ce sont les journaux possédés par les grandes fortunes françaises qui perçoivent le plus d’aides.

  • Bernard Arnault, voit ainsi ses deux journaux, « Les Échos » et « Le Parisien« , recevoir plus de 16 millions d’euros en 2021 après 22,5 millions en 2020.

En deux ans,

  • « Le Monde », contrôlé par Xavier Niel, a reçu 18 millions d’euros,
  • « Le Figaro » (famille Dassault) plus de 16 millions, 
  • « Libération » (Patrick Drahi via SFR et un Fonds de dotation) 14,5 millions, etc.

Ce système des aides publiques à la presse est de longue date critiqué : plusieurs rapports parlementaires, rapports de hauts fonctionnaires remis à l’exécutif, rapport de la Cour des comptes. Sont pointées l’opacité du système, son inefficacité, son absence de soutien à l’innovation, la préservation de véritables rentes…

L’an dernier, le Syndicat de la Presse d’Information Indépendante en Ligne (Spiil) s’indignait à son tour d’un tel système. Il organise « une distorsion de concurrence et nuit gravement au pluralisme », estime ce syndicat professionnel qui regroupe plus de 280 titres indépendants, très majoritairement numériques.

La presse indépendante est ainsi massivement discriminée. « Cette disproportion est indécente et décourageante pour les nombreux éditeurs indépendants qui œuvrent au pluralisme de l’information », estimait le SPIIL. Un message que le gouvernement ne veut pas entendre.


Pour partie Médiapart – Source (Extraits)


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