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Une pincée d’algues vertes.

La belle association Eau et Rivières de Bretagne (ERB) se lance dans une nouvelle opération, cette fois en attaquant « l’État en justice pour l’inaction face aux pollutions des eaux par les nitrates ».

Rappeler les faits tort un peu la tripaille, tant nous l’avons-nous signalé de nombreuses fois sans eveiller la conscience populaire, mais il faut une nouvelle fois sonner le réveil avant la l’asphyxie par ce dégagement toxique.

La pollution des eaux par les nitrates a été « découverte » dès 1970 par l’un de nos grands professeurs, Jean-Claude Lefeuvre. Qui, l’ayant aussitôt annoncé à nos autorités, à commencer par le directeur régional de l’agriculture de l’époque, c’est évidemment fait moquer.

On allait pas arrêter un si beau modèle en pleine expansion pour de dérisoire question de nitrates. Plus de 90 % de la population par les nitrates, vient en effet de l’agriculture industrielle.

50 années plus tard, après avoir dépensé des centaines de millions d’euros dans des plans à répétition, l’État français est contraint de ruser et de mentir sur la gravité de la situation. « En 2022 note ERB, la surface des territoires pollués par les nitrates n’a jamais été aussi élevée en France et le phénomène des marées vertes perdure sévèrement en Bretagne (141 sites bretons touchés) ».

Dans ces conditions, l’association a décidé de quitter le comité de suivi du nouveau plan algues vertes (Plav N°3), créé par l’État. Expliquant : « nous ne souhaitons pas que notre responsabilité soit engagée dans l’échec inéluctable de ce plan ».

On ne touche pas dans ce pays à la FNSEA.


Fabrice Nicolino. Charlie Hebdo. 26/10/2022


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