Macron sur France 2

Le président français, a été interrogé, mercredi soir par la journaliste Caroline Roux, à l’occasion de la nouvelle émission politique L’Événement. […]

Face à l’escalade du conflit ces derniers jours, avec des frappes massives russes depuis lundi en réponse aux contre-offensives ukrainiennes, le dirigeant français a confirmé le renforcement du dispositif militaire sur le flanc Est de l’OTAN. Ce déploiement annoncé ce mardi, correspond à un l’envoie supplémentaires de véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) en Roumanie, et un escadron de chars Leclerc ; des avions Rafale en Lituanie pour assurer la police du ciel et une compagnie d’infanterie légère en Estonie.

Poutine doit revenir autour de la table des discussions

Devant le risque réel d’extension de la guerre à l’ensemble du continent européen, Emmanuel Macron a préféré appeler « Vladimir Poutine » à « cesser cette guerre » et « respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine et revenir autour de la table des discussions ». […]

Autre inquiétude soulevée par le président français, les troupes de plus en plus importantes massées à la frontière biélorusse. Voisine de l’Ukraine, ce déploiement inquiète Kiev et les Occidentaux. Emmanuel Macron a directement menacé l’autocrate biélorusse Alexandre Loukachenko. « Si le président Loukachenko décide de s’engager encore davantage dans cette guerre, il le fera contre l’avis d’une bonne partie de son peuple et il le fera en prenant une responsabilité qui ne sera pas, je pense, sans lui poser des problèmes ».

Sur l’intervention française en Ukraine, le chef de l’État a reconnu fournir des renseignements, former des militaires ukrainiens, car « il n’y a pas d’ordre international si on laisse le plus fort décidé ». Mais il a également souligné : « Nous ne sommes pas parties prenantes ». [Comprendra qui voudra ! MC]

Nucléaire : la doctrine de la dissuasion reste inchangée

Autre point évoqué par Emmanuel Macron : la menace nucléaire. […] Acculée, la Russie pourrait bien utiliser cette arme confirment plusieurs militaires. […] Face à ce scénario, qui touche l’ensemble de notre continent, le président français a rappelé : «  On a une doctrine en France, la dissuasion. Elle ne serait pas en cause par une attaque en Ukraine. Mais ça serait une responsabilité historique de la part de la Russie. Poutine le sait. J’en ai discuté avec lui. J’ai toujours plaidé contre l’escalade du conflit : géographique » et militaire.

Si le président français a répété à plusieurs reprises que « nous ne sommes pas en guerre » et « nous ne faisons pas la guerre », il a pourtant expliqué vouloir aller plus en amont dans les livraisons d’armes avec «  six canons (Caesar, ndlr) additionnels avec le Danemark » en plus des 18 déjà livrés.

D’autres armes vont être envoyées comme « des radars, des systèmes et des missiles (anti-aériens, NDLR) pour protéger (les Ukrainiens) des attaques, en particulier pour les protéger des attaques de drones  » a-t-il poursuivi. Dans cette guerre par procuration qui a désormais lieu en Ukraine, la demande du président Volodymyr Zelensky d’un « bouclier » antiaérien semble se dessiner mais jusqu’où?

[…]

Sur la question énergétique, Emmanuel Macron estime que la Russie est à l’origine de la crise et que : « L’Europe doit faire un sursaut d’indépendance » et de préciser que les livraisons depuis la Russie ont chuté. « On a diversifié nos achats qui sont passés de 40 % à la Russie à moins de 7 % ».

Sur le coût élevé des prix des autres fournisseurs comme les États-Unis, le président a assuré « pouvoir convaincre nos partenaires à les baisser ». Une demande qui a été également relayée au même moment par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire aux États-Unis au G7 pour la livraison d’un gaz naturel liquéfié « moins cher ».

[…]


Vadim Kamenka. Source (Extraits)


Une réflexion sur “Macron sur France 2

Laisser un commentaire