Pompiers flambés à la BNF

Imposée par Bercy, une brillante gestion des effectifs des pompiers de Paris coûte actuellement 350 000 euros par an à la Bibliothèque nationale de France (BNF). Et donc à l’État.

Depuis des décennies, l’institution bénéficiait, sur son site historique de la rue de Richelieu, de la présence d’une quinzaine de militaires détachés de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).

Leur boulot ? Veiller à la sécurité incendie de ce lieu unique qui regorge de trésors (manuscrits, estampes et autres œuvres d’art). En retour, la BNF remboursait à l’État les salaires et les charges de ses 15 pompiers – soit 710 000 euros par an.

Ce système, qui satisfaisait, tout le monde, a pris fin l’an passé.

Responsable : le gouvernement, qui a confié à la BSPP (sans hausse de ses effectifs) de nouvelles missions pour la sécurité des JO de 2024 et du métro du Grand Paris.

La brigade s’est donc retrouvée obligée de sucrer les troupes mises à disposition rue de Richelieu.

Pour pallier cette absence, la Bibliothèque a dû recruter des pompiers privés. Sa direction vient d’informer les syndicats que cette nouvelle organisation lui coûtait désormais 1,06 million d’euros annuels, soit 350 000 euros de plus — une somme prélevée sur le budget de fonctionnement financé par l’Etat.

Raison de cette hausse des prix vertigineuse ?

Les pompiers privés sont assujettis aux 35 heures et bénéficient d’avantages sociaux supérieurs à ceux du public.

Pour une fois que Bercy améliore (sans le faire exprès) les conditions de travail des soldats du feu…


Article signé des initiales H. L. Le Canard Enchainé. 05/10/2022


Une réflexion sur “Pompiers flambés à la BNF

  1. bernarddominik 09/10/2022 / 16:13

    Et ils nous disent que les JO ne coûteront rien au trésor public !
    Décidément plus menteur que Macron, tu meurs!

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