Paix 007


— Paix à celui qui hurle parce qu’il voit clair
— Paix aux fulgurances de nos pensées éclatées
— Paix à nos corps fatigués, éreintés
— Paix à nos générations dégénérées
— Paix à ce monde qui marche sur la tête
— Paix aux grandes confusions de la misère
— Paix aux errants qui se couchent sur le macadam des trottoirs
— Paix à celui qui cherche en se frappant la tête contre les murs de béton
— Paix au courroux de l’homme qui a faim
— Paix à l’enfant qui vient de naître
— Paix à la colère des peuples opprimés
— Paix à celui qui travaille de ses mains
— Paix à cette nature qui nous a toujours donné le meilleur d’elle-même et que les trusts mégalomaniaques s’acharnent à détruire
— Paix à nos ventres, grands réservoirs de poubelles transgéniques
— Paix à vous mes amis, dont la tendresse m’est une nécessité
— Paix et respect de la vie de chacun
— Paix à la fascination du feu, paix au lever du jour, à la tombée de la nuit
— Paix à celui qui marche sur les routes jusqu’aux horizons sans fin

Vivre libre, mais vivre… vivre…
Submergée par des lames de fond
Océaniques, puissantes, houleuses, violacées.
Affronter les tempêtes
Mais vivre… vivre…
Quoi qu’il en coûte,
Vivre… vivre…
Toutes les vies humaines,
Dans leurs folies et leurs déchirures,
Mais vivre… vivre…
Jusqu’à ce que toute ces vies
N’en forment qu’une,
La mienne.


— Paix au paysan de l’aube qui veut, de ses terres, faire un jardin d’Eden
— Paix aux âmes mal-nées qui enfantent des cauchemars
— Paix aux rivières, aux mers, aux océans qui accouchent de poissons luisants de gas-oil
— Paix à toi ma mère, partie trop tôt dans les zébrures bleues de l’éclair
— Paix enfin à celui qui n’est plus et qui toute sa vie a trimé attendant des jours meilleurs


Paroles Catherine Ribeiro – Musique Patrice Moullet


Certes, une intro bien longue mais…


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