Canicule = Assèchement du PS

Le quotidien conservateur espagnol « ABC » décrit le PS Français comme un paysage désolé.

Entre échecs électoraux et questionnements sur l’alliance avec Jean-Luc Mélenchon, « l’insignifiance politique » menace toujours plus la formation.

« L’été le plus sec et chaud de l’histoire de France se révèle un enfer pour le socialisme français, qui succombe à son insignifiance sociale et politique, à ses divisions et à sa ‘guerre civile’ tout aussi froide que fratricide », assène le quotidien espagnol ABC.

Les élections législatives de juin ont débouché sur le pire résultat de l’histoire du Parti socialiste : 27 sièges à l’Assemblée nationale, après les 30 acquis en 2017. En 2012, au lendemain de l’élection de François Hollande, le parti en comptait 258. Un « effondrement inexorable », tonne le journal conservateur.

S’il faut bien sûr tenir compte du fait que ces élus socialistes évoluent au sein d’une alliance de la gauche, « ils sont néanmoins divisés et s’affrontent sur des questions de fond ». Lors du dépôt par la Nupes d’une motion de censure contre le gouvernement d’Élisabeth Borne, début juillet, six députés socialistes se sont par exemple abstenus.

Surtout, le correspondant en France du titre espagnol ne manque pas de rappeler l’exclusion, fin juin, de 79 candidats et suppléants qui avaient pris leurs distances avec la Nupes lors des législatives. Ces « dissidents » dénonçaient une alliance contre nature avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon. Dans ce contexte, « l’insignifiance politique aggrave les luttes fratricides », soutient ABC.

Dispute autour de la “marque PS”

Le journaliste évoque par ailleurs la résurgence de « divisions historiques » au sein du Parti socialiste. « François Hollande, ancien président de la République, Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve, anciens Premiers ministres, Stéphane Le Foll et Jean-Christophe Cambadélis, anciens ministres, sont à la tête d’un vaste groupe de membres historiques du Parti socialiste qui proposent de créer une nouvelle formation afin de ‘refonder’ le socialisme français, dans un contexte d’affrontement virulent avec la direction actuelle du PS ».

Désormais, le parti voit ses membres se disputer la « marque PS », qui a si longtemps donné son cap à la gauche française. Le premier secrétaire, Olivier Faure, peine à imposer sa ligne directrice aux membres du parti, quand ceux que l’on appelle les “éléphants” font mijoter l’idée d’un schisme et de la fondation d’une nouvelle formation. Celle-ci « ouvre de nouvelles fractures : au sein de l’élite socialiste opposée à la direction actuelle du PS, certains défendent la suppression du mot ‘socialiste’ dans le nom du futur parti susceptible d’être créé à l’automne prochain ».


Courrier international. Source (Extraits)


Une réflexion sur “Canicule = Assèchement du PS

  1. bernarddominik 09/08/2022 / 08:38

    Le ps n’a pas su faire une alternance crédible à la droite, quand la social démocratie donne plus au patronat (avec le cice et les baisses d’impôts sur les sociétés) qu’à son électorat populaire, c’est signer sa fin.