Le « grand Aigle 4 » !

Il gueule fort, mais il ristourne pas lerche et rétribue ses salariés avec parcimonie !

Dans les couloirs de TotalEnergies, on surnomme le grand patron « Aigle 4 », nous apprend « Le Point » (30/6).

En anglais : « Eagle Four ». En franglais prononcer « i gueule fort » et on se marre !

Ce mercredi 29 juin 2022, le fort en gueule Patrick Pouyanné, Pdg de la première entreprise française, a offert aux automobilistes français un merveilleux cadeau : au lieu de 10 centimes de remise par litre, ce sera 12 centimes.

Mais uniquement dans ses stations à lui, et uniquement celles qui sont sur le réseau autoroutier il n’y en a pas plus de 120. Et gare : dès la fin des vacances, le 31 août à minuit, fini la remise. Merci, patron !

Avec la guerre en Ukraine et l’embargo sur le pétrole russe, les prix du carburant explosent, et les bénefs de Total aussi.

L’an dernier, c’était  16 milliards de dollars. Cette année, ça devrait atteindre les 20 milliards (il a déjà engrangé 4,9 milliards au premier trimestre). La ristourne devrait écorner légèrement ce bon gros surplus. On espère que ce ne sera pas trop douloureux.

Suspense : le gouvernement, qui, lui, offre une baisse de 18 centimes par litre (il suffit de piocher dans les caisses de l’Etat), va-t-il finir par taxer Total ?

Lors du sommet du G7, Macron n’a-t-il pas tancé ceux qui « font beaucoup d’argent sur la guerre, on appelle ça des profiteurs de guerre » ?

Bon, lui aussi, on va finir par le surnommer « Aigle 4 »..


Article  signé des initiales J.-L. P. Le Canard Enchainé. 06/07/2022


2 réflexions sur “Le « grand Aigle 4 » !

  1. bernarddominik 08/07/2022 / 09:06

    Il ne faut pas compter sur le tandem Macron-Lemaire pour taxer les sur profits.
    Ce matin sur France info le dit Lemaire qui encence sa politique oubliant ses effets de seuil et annonce un déficit de 5% du PIB (125 milliards) à 200 milliards (près de la moitié du budget de l’État), on se demande bien comment avec 25 milliards d’aides au total, il arrive à 200 milliards de déficits, il nous prend vraiment pour des andouilles et les journalistes ne s’étonnent de rien.