Simple à comprendre…

Faut pas prendre le peuple français que pour des ignares en politique, les combines risquent de mener à bien des drames… MC

La coalition de gauche fait entrer les classes populaires à l’Assemblée nationale. Ils sont représentés à l’Assemblée par des députés qui leur ressemblent, de tous points de vue.

Des députés porteurs de leurs exigences les plus urgentes, les plus concrètes. La Nupes traduira leurs aspirations en propositions de lois nouvelles pour que la vie quotidienne s’améliore. Elle défendra les intérêts de celles et ceux qui voient venir les fins de mois avec angoisse et risque de souffrir plus encore si les salaires et les retraites ne sont pas augmentés et si des mesures nouvelles ne sont pas prises pour contenir les prix.

Pour masquer les intérêts qu’elle défend – ceux des puissances d’argent internationalisées – la coalition macroniste a tenté l’illusion d’un dépassement de l’opposition gauche-droite. Après un quinquennat, il n’en est resté, en réalité, que de la droite ajoutée à de la droite.

C’est l’essence même de cette idéologie qui vient d’être battue en brèche. Mais la macronie, la droite et l’extrême-droite dessinent un hémicycle très à droite. Sans intervention populaire, la recherche de compromis, pour trouver des majorités parlementaires, ressemblera forcément à une marche forcée vers les solutions les plus droitières.

C’est la demande express depuis dimanche, des puissances industrielles et financières. Leur hantise est l’instabilité, voire la crise institutionnelle qui pourrait advenir. Ils cherchent donc le nouveau meccano qui pourrait leur assurer leur domination. Il n’est pas sûr que cela dure cinq années ! Cependant tout est tenté en ce moment dans les couloirs de l’Élysée et dans quelques cercles noirs. Derrière ce mot-valise de République, l’extrême-droite continuera d’être banalisée. Elle en joue déjà.

La droite va jouer un rôle plus grand pour peser à droite et sécuriser les puissances industrielles et financières

Contrairement à ce qui se raconte sur les plateaux de télévision, la droite des Républicains va voir au fur des mois son rôle renforcé. En effet chaque texte qui sera envoyé au Sénat, sera amendé par lui dans un sens toujours plus régressif. À son retour ce texte amendé, en seconde lecture trouvera une majorité dès lors que le groupe « Les Républicains » exigera le vote de ce texte avec ses amendements. Ce qui sera fait par la majorité parlementaire. Le tout motivé, au nom de la responsabilité, de la République et que sais-je encore !

 Le débat autour d’un gouvernement d’union nationale n’est qu’une funeste farce visant à peser sur l’opinion pour tenter de la culpabiliser de ses votes et non vote. L’union nationale vise à gommer les intérêts de classe, à donner du répit à ce système institutionnel et économique agonisant. Elle n’est qu’un moyen de trouver une béquille au capital. Et, toute comparaison avec la période de la Libération est une tromperie. Nous ne sommes pas dans une période où il faut reconstruire la France après une unité de combat contre l’occupant nazi. La période actuelle est celle du nécessaire dépassement du capitalisme.

 Le tsunami n’a donc pas fini de produire ses ondes de choc. Aux travailleurs, aux citoyens et citoyennes, aux créateurs, aux forces de gauche et écologistes de se rassembler avec encore plus de force pour construire face aux dangers actuels un rassemblement populaire majoritaire. La Nouvelle Union Populaire Sociale et Écologique produit de premiers effets positifs et ramène l’espoir là où dominait la fatalité, voire la désespérance. Cependant, il reste beaucoup à faire pour une vie plus belle, plus juste, plus solidaire, plus sûre, en harmonie avec la nature et le monde animal. Un monde de paix. Tout cela réclame des actes urgents. Car la question d’une alternative progressiste à l’actuelle situation reste posée. Tel est le grand chantier à venir. Ne pas s’y attaquer, reviendrait à laisser les portes grandes ouvertes au pire.


La lettre de Patrick Le Hyaric. Source (Extraits)


3 réflexions sur “Simple à comprendre…

  1. bernarddominik 27/06/2022 / 09:38

    Fabien Roussel s’est dit prêt à négocier avec le gouvernement, qui récuse la FI pourtant le troisième groupe au parlement. Le PS et EELV suivront sans aucun doute. La vérité est pourtant simple, les français ne se sentent pas bien chez eux, de larges portions de villes et banlieues échappent à l’autorité de l’état, leurs revenus sont amoindri pour permettre aux gros du cac40 de préserver leurs profits, l’avenir paraît sombre, d’autant plus que la démocratie sous sa forme européenne n’est pas capable de défendre ses acquis et ses frontières. Demain la famine sévira en France car ses terres cultivables diminuent alors que sa population et la sécheresse s’accroissent.

    • Libres jugements 27/06/2022 / 09:57

      Sans aucun doute bien trop noir ce tableau et surtout comportant entre autres une annonce inexacte.
      Pas plus que le PS, EELV, le PCF acceptera des lois allant à l’encontre de leur programme. Oui, certaines lois seront négociées avec le gouvernement telles celles de l’aménagement de l’âge de la retraite, de nouvelles conditions indemnisant les personnes au chômage, de l’IVG, etc.
      Laisser entendre que les trois formations cités accepteraient d’entériner les volontés du gouvernement sans les négocier est à mon sens malhonnête.
      La seconde partie de ce texte tenterait de faire croire que nous ne sommes plus en France, envahie que nous serions par les émigrés de toutes nations, de toutes provenances, sans loi nous imposant leurs coutumes et langages. C’est faire là, le jeu grandissant du Rassemblement National, de l’extrême droite zemmourienne…
      Non je ne cautionne pas pour autant les positions du gouvernements loin de là, Mais je viens de traverser une partie de la France sud-ouest et ai pu mesurer combien les terres cultivables sont effectivement utilisées, reste à savoir quelle est la politique agricole édictée dans ces régions et surtout si les agriculteurs peuvent décemment vivre de leurs exploitations. La déshérence des campagnes est avant tout du ressort économique et de la volonté des technocrates de Bruxelles comme ceux de Paris.
      Michel
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      Pour info:
      André Chassaigne : « Une participation au gouvernement est exclue »

      Le député communiste André Chassaigne affiche son refus de la main tendue d’Emmanuel Macron et appelle le chef de l’État à faire sa « révolution copernicienne ».

      Alors qu’Emmanuel Macron a renouvelé Élisabeth Borne dans ses fonctions, malgré l’absence de majorité absolue, André Chassaigne rappelle que la Nupes déposera une motion de censure si la première ministre ne se soumet pas à un vote de confiance des députés. Le communiste se félicite par ailleurs de la progression du groupe GDR, qu’il préside.

      Emmanuel Macron charge Élisabeth Borne de bâtir un « gouvernement d’action », tendant la main aux groupes parlementaires allant « des communistes à LR », pour adopter ses réformes. Quelle est votre réaction ?

      Je préférerais que le chef de l’État fasse sa révolution copernicienne, faisant ainsi en sorte de répondre aux enjeux de notre pays : la hausse des salaires, des retraites, le devenir des services publics et les questions environnementales. Quant à notre posture, la pratique parlementaire des députés PCF reste la même. Nous détricoterons chacune des lois qui nous seront soumises, en sortant les éléments régressifs comme positifs. Mais cela ne signifie pas que nous sommes prêts à voter des lois qui dans leur globalité ne répondront pas aux urgences sociales. Pour les communistes, il n’est pas question d’une participation gouvernementale, mais de réaliser un travail législatif de fond et d’encourager les mouvements sociaux, sans lesquels aucun bougé de la politique gouvernementale ne sera possible. D’ailleurs, de quel droit se permet-il d’exclure la France insoumise ? Je n’admets pas que l’on me donne un diplôme de vertu, ou de valeurs républicaines, en diabolisant une autre composante de la Nupes. Bien évidemment, si Élisabeth Borne ne se soumet pas à un vote de confiance, nous déposerons dans les heures qui suivent une motion de censure, obligeant ainsi chaque député à se positionner.

      Les parlementaires PCF réclament de longue date l’inscription dans la Constitution du droit à l’IVG. En 2019, une proposition de loi constitutionnelle présentée par des élus de toute la gauche a été rejetée par LaREM, qui désormais prend cette mesure à son compte. Comment expliquez-vous cette volte-face ?

      Ces revirements ont cours depuis plusieurs mois. Lors de la précédente mandature, les textes de loi que nous avons portés, parfois avec toute la gauche, ont été balayés d’un revers de la main par la Macronie. Sur l’allocation adulte handicapé, le gouvernement n’a jamais rien lâché, alors que plusieurs groupes sont revenus à la charge. Et, semble-t-il, l’exécutif pourrait faire machine arrière. Idem sur notre proposition de loi relative aux déserts médicaux, qui instaurent des mesures contraignantes, obligeant notamment les jeunes diplômés à s’y installer. Et maintenant, sur un sujet aussi important que l’IVG, ils reviennent sur un refus. Tant mieux ! Mais la politique ne peut se faire à la petite semaine. C’est pour cela que les groupes de la Nupes se sont mis d’accord pour une démarche législative conjointe.

      L’intergroupe parlementaire de la Nupes se réunira chaque semaine. En quoi cette instance est-elle utile pour résister au projet de casse sociale d’Emmanuel Macron ?

      Les quatre groupes de gauche marcheront sur des chemins parallèles, en conservant leurs propositions de loi, leurs niches parlementaires et leurs droits de tirage. Mais il faudra frapper ensemble et l’intergroupe permettra la mise en œuvre d’actions communes et coordonnées. Les communistes garderont leurs pratiques, leur culture et même parfois leurs désaccords avec le reste de la gauche. D’ailleurs, je me félicite que le groupe GDR se soit renforcé, passant de 16 à 22 membres. Les députés de Guyane Davy Rimane et Jean-Victor Castor, et ceux de Martinique Jiovanny William et Marcellin Nadeau siégeront aux côtés des douze élus PCF et six ultramarins qui composent déjà ce groupe, fort de plusieurs partis politiques qui s’enrichissent mutuellement.
      Quotidien L’Humanité du 27 juin 2022. Naïm Sakhi .

  2. jjbadeigtsorangefr 27/06/2022 / 23:31

    IL EST HORS DE QUESTION, pour les communistes, DE PARTICIPER A UN GOUVERNEMENT . C’est de politique qu’il faut changer, le règne sans partage des patrons du CAC40 est terminé. Il faudra que Macron se mette ça dans la tête. Mais il y a aussi le députés LR qui peuvent tambouriner à la porte pour la distribution de soupe…………….