Question…

… dans l’ambiance morale actuelle

À partir de quand l’expression artistique devient-elle antisémite ?

La question est évidemment plus sensible qu’ailleurs en Allemagne, où se tient à Cassel, depuis samedi 18 juin 2022, la plus grande exposition d’art contemporain au monde avec la Biennale de Venise. […] Touchée par une, la « documenta » a décidé de décrocher une grande fresque de l’exposition dont certains détails prêtaient (pour le moins) à confusion.

Il s’agit d’une peinture réalisée il y a vingt ans par le collectif d’artistes indonésiens Taring Padi, qui montre un homme zoomorphe avec un chapeau juif sur lequel sont inscrits les insignes de la SS.

Le personnage porte des papillotes, a des poches sous les yeux, des dents en forme de scie et un nez crochu, rappelant les caricatures antisémites des années 1930 en Allemagne.

Un autre personnage porte un foulard avec une étoile de David et un casque sur lequel est inscrit « Mossad » (services secrets israéliens). Son visage ressemble à celui d’un cochon.

“La liberté de l’art s’arrête où commence le mépris de l’être humain.” Josef Schuster, président du Conseil central des juifs d’Allemagne.

« Certains objets exposés contiennent des détails qui rappellent clairement la propagande de Goebbels et de ses sbires au cours de la période la plus noire de l’Histoire allemande », a dénoncé l’ambassade d’Israël à Berlin.

Quant aux médias allemands, ils ont critiqué, pratiquement à l’unisson, les justifications du collectif indonésien Taring Padi qui a rejeté les accusations d’antisémitisme tout en regrettant avoir blessé la sensibilité de certaines personnes. […]

Le scandale est d’autant plus gênant pour le gouvernement allemand que la moitié du budget provient d’un État fédéral qui défend corps et âme l’existence d’Israël. […]

[…] [De plus] quelques mois après la fin d’une exposition peu glorieuse du musée de l’Histoire allemande (DHM) sur la genèse de la « documenta ». Alors qu’elle se voulait l’incarnation d’une Allemagne « rééduquée » et tournant la page du nazisme, cette exposition d’art contemporain, créée en 1955, a été fondée en réalité, pour près de 50 % des organisateurs, par d’anciens membres du NSDAP (parti nazi), des SA ou des SS.


Christophe Bourdoiseau. Télérama. Source (Extraits)


Non et les élections (présidentielle comme législatives) françaises l’ont prouvée, LA PESTE BRUNE N’EST PAS MORTE ET MACRON N’EST PAS INNOCENT DANS CETTE AFFAIRE. MC