Pour l’union des gauches…

… contre une présidence qui divise

Bien évidemment, chacune, chacun fera ce qu’il voudra dans l’isoloir. Le principal étant, en premier lieu, de s’y rendre et d’exprimer son choix. Nous relayons une partie de cet article posté par Médiapart le 17 juin (accès libre lecture), au titre de toutes informations. MC


Au second tour des législatives, le vote pour l’union des gauches et des écologistes est une nécessité éthique et une exigence politique : dire non aux impostures d’une présidence qui divise ; dire oui à un changement démocratique par la voie parlementaire.

En politique, les périodes de transition, durant lesquelles un vieux monde se meurt tandis qu’un nouveau tarde à naître, donnent toujours le spectacle d’un affaissement de la morale la plus élémentaire. Les principes n’y ont plus cours, la vérité cède le pas aux calomnies, la dignité n’est plus de saison. Or c’est précisément ce que donne à voir la majorité présidentielle sortante depuis le premier tour des élections législatives.

Élu par deux fois grâce à un vote de principe face à l’extrême droite, Emmanuel Macron laisse son propre camp jeter aux orties les valeurs qu’il brandissait à son profit sous la forme d’une injonction républicaine. Dans la majorité de la soixantaine de circonscriptions où des duels opposent au second tour un candidat de la Nouvelle Union populaire écologiste et sociale (Nupes) à une candidature du Rassemblement national (RN), la coalition présidentielle se dérobe, voire donne un coup de pouce à l’extrême droite xénophobe, identitaire et autoritaire.


Médiapart. Edwy Plenel Publié le 17 juin 2022 à 17h00. Source (Extraits- En accès libre)