La peur des macronistes.

À partir de l’idée simple « Toutes infos sont bonnes pour se faire une idée personnelle », pourquoi pas étudier celle-là…

La panique a saisi les cercles du pouvoir. M. Macron se prenant pour Trump a cru malin de faire une conférence de presse sur le tarmac de l’aéroport d’Orly avec en arrière-fond l’avion présidentiel pour appeler au « sursaut républicain » ; rien de moins ! Il insinue ainsi qu’il n’y aurait qu’un vote possible pour « la République ». « Le sursaut républicain » pour lui c’est donc le vote unique, pour un parti unique, pour une politique unique ; celle qui sert les puissances d’argent.

En réduisant l’élection des députés à une simple formalité administrative, le pouvoir a refusé toute confrontation des idées et des projets, encourageant ainsi une progression régulière et sans répit de l’abstention. Avec un nouveau record, celle-ci est une nouvelle fois, un signal fort de la nécessité de régénérer le débat et l’action politique, les forces politiques et la démocratie elle-même.

L’élection à un système proportionnel et la revalorisation du Parlement en sont des moyens.

Cela demande aussi de réfléchir à la nécessité de présenter des candidates et des candidats plus représentatifs de la société. On le voit, le nombre d’ouvriers ou d’employés reste très minoritaire parmi les députés. Ce ne serait toutefois pas suffisant. Nos concitoyennes et concitoyens veulent pouvoir être maîtres de leur destin, être respectés, écoutés et participer à la construction d’un monde commun. Ils ne veulent plus de cette élaboration des lois sans eux et contre eux.

Le vote de dimanche prochain vise donc à ouvrir le processus d’un nouveau projet démocratique, social et écologique. L’élection d’une majorité de députés de la coalition des gauches et des écologistes qui feront des lois en associant les travailleurs, les jeunes comme les retraités, permettrait ainsi d’ouvrir le chemin de nouveaux progrès humains.

Dimanche, il s’agit donc d’utiliser le bulletin de vote pour améliorer sa vie personnelle, celle de sa famille, et agir pour que les générations futures vivent dans un monde débarrassé des guerres, des menaces sur le climat et la biodiversité. C’est le moyen de faire reculer l’extrême droite de plus en plus inquiétante.

Choisir un autre chemin, construire une autre société

C’est un enjeu décisif pour construire une société harmonieuse, valorisant les biens communs avec notamment des services publics démocratisés pour l’hôpital et l’école, l’accès à l’énergie, à l’eau et à une alimentation de qualité pour toutes et tous. Tout ce qui fait société commune.

La République ! Parlons-en !

Le pouvoir a bonne mine de brandir le drapeau de la « République » quand par ailleurs, il malmène à ce point l’éducation nationale, pour la mettre à la merci d’officines privées et l’affaiblir dans ses missions, quand la présidentialisation conduit à la tenue de réunions secrètes du « conseil de défense », à bâillonner le Parlement au mépris des corps intermédiaires, à l’affaiblissement des services publics, particulièrement dans les quartiers et les campagnes. Tout le contraire de la consolidation de la République.

La République, ce n’est pas demander à un jeune chômeur de « traverser la rue » pour trouver du travail. La République, ce n’est pas mépriser une femme en fauteuil roulant parce qu’elle ose poser une question. La République, ce n’est pas convoquer au commissariat une jeune fille parce qu’elle a interpellé le Président de la République sur les violences faites aux femmes.

La République, ce n’est pas pactiser avec la haute-finance et confier les orientations économiques du pays à des cabinets tels McKinsey, et soumettre la politique aux dictats européens, contre la haute fonction publique et les élus de la nation.

La République, c’est le droit effectif au travail, c’est le droit au respect, à la dignité. La République, c’est être reconnu comme citoyenne et citoyen, quel que soit son âge, son métier, l’origine de sa famille.

La République, c’est l’égalité. Ce n’est pas l’abandon des territoires au profit de métropoles intégrées dans la compétition du capital mondialisé.

La République, c’est le contraire de la sécession des plus riches quand 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

La République, ce n’est pas des éléments de langage et des larmes de crocodile sur l’égalité femmes-hommes, mais des actes.

Si elle n’est pas sociale, démocratique et laïque, la République dominée par le capitalisme mondialisé est bafouée, affaiblie, ballotée telle une coquille vide au gré des vents mauvais, comme on le voit élection après élection.

En utilisant le bulletin de vote pour les candidates et candidats de la Nupes, il s’agit de réparer la République, de retisser les liens de ses territoires, de régénérer son action, de reprendre l’œuvre des progressistes, construite au fil des siècles passés, pour lui redonner sa visée émancipatrice et écologique.

Dimanche 19 juin 2022, il s’agit de revivifier la République sociale, démocratique, laïque et de se prononcer contre la concentration des pouvoirs à l’Élysée, en utilisant le bulletin de vote pour les candidates et candidats de la Nupes.


La lettre du 10/06/2022. Patrick Le Hyaric. Source (Extraits)


Laisser un commentaire