J’ai attendu le printemps

Saison entière, six pieds sous terre
Me suis enfermée
J’avais envie d’un peu de lui
Me suis affamée
Ouh, il alla crier famine dans le lit de ma voisine
Et mon hiver se termine

J’ai attendu le printemps mais la fourmi a foutu le camp
J’ai ravalé mes illusions, mes provisions se sont envolées
Toute seule devant le soleil couchant, mon été sera dégoûtant
Et mon violon semble être désaccordé

Un nouveau jour mais pas d’amour, déjeuner absent
Tiens la cigale qui tourne mal sans rien sous la dent
Je me trouvais fort dépourvue quand la bise fut venue
De n’avoir rien au menu

J’ai attendu le printemps mais la fourmi a foutu le camp
J’ai remballé mes provisions, mes illusions sont écrabouillées
Toute seule devant le soleil couchant, mon été sera dégoûtant
Et mon violon semble être désaccordé

Je me trouvais fort dépourvue quand la bise fut venue
De n’avoir rien au menu

J’ai attendu le printemps mais la fourmi a foutu le camp
J’ai remballé mes provisions, mes illusions sont écrabouillées
Toute seule devant le soleil couchant, mon été sera dégoûtant
Et mon violon semble être désaccordé


Texte et harmonie Anne Sila

Pour rappel une interprétation exceptionnelle de « Un jour une femme »

Ou encore : « Je reviens te chercher »


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