Méluche circus

Mélenchon n’en a pas fini avec la politique.

Devant ses fans déconfits, rassemblés dimanche soir au Cirque d’hiver, à Paris, il avait pourtant déroulé un numéro de vieux lion fatigué.

Se comparant à Sisyphe, qui a passé sa vie à « remonter la pierre tombée au bord du ravin », il semblait déterminé à passer la main : « Vous avez les moyens de mener la prochaine bataille. Et la suivante. Et la suivante… Les jeunes me diront : «  On n’y est pas encore arrivés. » Alors je vous dis : « Faites mieux ! » »

Au lendemain de son troisième échec à la présidentielle, la chanson est déjà différente ! « Il n’a dit qu’une seule chose : il ne rempilera pas pour 2027, précise son directeur de campagne, Manuel Bompard. Pour le reste… »

Pas question, donc, comme certains l’ont cru, qu’il se contente de présider une fondation politique. Il n’est d’ailleurs pas exclu que le député des Bouches-du-Rhône soit à nouveau candidat aux législatives de juin prochain.

Voilà l’ancien sénateur et ministre socialiste convaincu que ses résultats (21,95 %) lui assurent définitivement le leadership du « pôle populaire ». « On est le noyau dur de quelque chose qui doit demeurer », se persuade ainsi le député Alexis Corbière.

Le 10 avril au soir, Mélenchon a bien pris garde de ne pas accabler ses petits camarades du PS, PC et écolos éparpillés.

Déjà, quelques dizaines de cadres de Génération.s (le mouvement fondé par Benoît Hamon) ont lâché Jadot pour le rejoindre. D’autres la jouent beaucoup plus prudents, à l’instar de ce dirigeant socialiste qui pense connaître son Méluche : « En votant pour lui, certains électeurs de gauche ont d’abord voté contre Macron. »

A l’entendre, leur vote de second tour ne fait aucun doute : fini, les reports de l’angoisse !


Article signé des initiales D. H. Le Canard Enchaîné 13/04/2022


Sans moi

Sans moi parce que connaissant l’oiseau, ai constaté que derrière sa faconde, son lettrisme, existe une copie à gauche — parfait sosie de Macron -, capable d’achever la destruction sociale commencé par les droites au pouvoir. MC


Le leader de l’Union populaire ne donne pas de consigne de vote pour le second tour, à part ne pas voter Le Pen. Il lance un appel à toutes les forces de gauche pour s’unir aux législatives et donner une majorité à un gouvernement de cohabitation dont il serait Premier ministre.

Jean-Luc Mélenchon est sorti de son silence à cinq jours du second tour. Le leader de l’Union populaire ne s’était pas exprimé depuis le soir du 10 avril et les 420 000 voix qui lui ont manqué pour affronter Emmanuel Macron dimanche prochain.

Cette courte défaite aux portes du deuxième tour avait cependant des accents de victoire pour La France insoumise (LFI) qui a consolidé sa position de force dominante à gauche avec 22 % des voix.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas donné de consigne de vote pour le deuxième tour à part demander à ses électeurs de ne pas voter Le Pen, comme il l’avait déjà fait le soir du premier tour. « Après toutes les brutalités sociales, je comprends qu’on n’ait pas envie de voter Macron. Je fais confiance à l’intelligence collective », a-t-il déclaré sur BFMTV.

42 % de ses électeurs voteront Macron

La part des électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui ont l’intention de voter Macron a progressé de 7 points en une, semaine selon un sondage Elabe pour BFMTV et L’Express publié mardi. Ils sont désormais 42 0/o à choisir le président sortant, contre 25 % pour Marine Le Pen qui recule de 2 points en une semaine et 33 % qui prévoient de s’abstenir.

Une union avec Jean Lassalle ?

Le leader de l’Union populaire se lance dans la bataille du troisième tour. Il veut rassembler toutes les forces de gauche pour les législatives en juin et demande aux Français de « l’élire Premier ministre » d’un gouvernement de cohabitation quel que soit le président élu, Emmanuel Macron ou Marine Le Pen.

« Ma responsabilité politique c’est d’unir et d’empêcher qu’on se divise pour aller plus loin », explique-t-il en citant notamment les écologistes, les communistes, les socialistes, le NPA et même Jean Lassalle.

Il souligne que le bloc de gauche a réuni 11,2 millions de voix au premier tour, autant que le bloc libéral (Macron-Pécresse) et le bloc d’extrême droite (Le Pen-Zemmour-Dupont-Aignan).

« Un accord stratégique gui devient un electoral »

« Nous ne proposons pas un accord électoral mais un accord stratégique qui devient un accord électoral », ajoute-t-il en précisant que la base de négociation doit rester le programme présidentiel de l’Avenir en commun.

En position hégémonique, LFI ouvre des négociations difficiles avec le reste de la gauche. Les Insoumis qui comptent actuellement 17 députés à l’Assemblée nationale demandent une répartition des sièges proportionnelle aux scores de la présidentielle. « C’est une proposition de départ qui permet de discuter », expliquait dimanche Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale.

Cette proche de Jean-Luc Mélenchon avait fermé la porte à toute négociation avec le Parti socialiste (PS) mais Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, assurait au contraire mardi que le dialogue n’était pas rompu.

Jean-Luc Mélenchon n’exclut pas de conduire la bataille des législatives sans être lui-même candidat. « On n’a pas besoin d’être député pour être Premier ministre. je n’ai pas encore décidé si je serai candidat », a annoncé le député des Bouches-du-Rhône qui pourrait délaisser Marseille et se présenter à Paris s’il ne renonce pas à l’Assemblée nationale.

L’Insoumis confirme en revanche que sa troisième candidature à l’Élysée était probablement la dernière. « Non, je ne crois pas que je serai candidat en 2027 », dit-il.

Une page va se tourner si Jean-Luc Mélenchon ne réussit pas son dernier rêve entrer à Matignon


Luc Chaillot. Le Dauphiné. 20/04/2022


Une réflexion sur “Méluche circus

  1. jjbadeigtsorangefr 20/04/2022 / 20:59

    que sera verra……………

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