S’en souvenir en vue des législatives 2

  • Eric Zemmour s’adresse à ses partisans (BFMTV, 10/4) : « Le fait que vous ayez été 2 millions à soutenir un homme parti de rien montre que mon message a été entendu. » Même pas un remerciement à Vincent Bolloré pour lui avoir permis d’être omniprésent sur CNews et C8 ?
  • Du « Monde », ce titre (10/4) : « Eric Zemmour : une déroute pour le polémiste d’extrême droite ». C’est quand même 7 % de trop…
  • Déclaration du même Zemmour quelques jours avant le premier tour (France 2, 5/4) : « Je serai au second tour. Ensuite, je serai soit président de la République, soit leader de l’opposition. » Plus dure est la chute.
  • Deux jours avant le premier tour, Zemmour, encore, a enregistré une vidéo (« Libé », 9/4) où il affirmait être « en possession desondages dont personne ne parl[ait] qui [le] donn[ai]ent au second tour. » Heureusement que personne n’en a parlé.
  • Ex-lepéniste rallié à Eric Zemmour, le sénateur marseillais Stéphane Ravier l’affirme (« Le Parisien », 11/4) : « Même Le Pen n’a eu aucun ralliement. Ça ressemble à Austerlitz, mais c’est Waterloo. » Ça ne s’invente pas.
  • Le même Ravier, rallié à Zemmour, persiste (« Le Monde », 12/4) : « Le RN est un parti àl’agonie, c’est une coquille vide. Cette élection, pour nous, c’est un point de départ. Pour nous, c’est un berceau ; pour elle, c’est un tombeau. » Avec fleurs et couronnes, tout de même !
  • Déclaration de Nicolas Dupont-Aignan (BFMTV, 10/4) : « J’appelle à voter et je voterai Marine Le Pen. » En vrai gaulliste, cela va sans dire.
  • Fine analyse d’Alexandre Devecchio, le très droitier journaliste du « Figaro », dimanche soir sur CNews : « Pécresse a appelé à voter Macron en montrant que le pécressisme [était] en réalité un macronisme. » Vu la dette des Rep, ça fait cher la démonstration…
  • Interrogée sur le non-soutien de Sarko à la candidate LR, Rachida Dati défend son ancien patron : « C’est un ancien chef d’Etat ; il n’est pas dans une tambouille politicienne, il n’a jamais trahi sa famille politique. » Le journaliste la coupe : « Sauf quand il a rejoint Balladur face à Chirac. » Dati, agacée « Oh, c’est bon, là ! » Voilà qui s’appelle un direct !
  • Lu dans « Le Figaro » (10/4) à la veille du premier tour : « Les embûches n’ont pas empêché [Pécresse] de s’affirmer progressivement durant la campagne. » Mais pas dans les urnes.
  • Tweet du député LR Gilles Platret (10/4) : « La droite républicaine n’a pas à choisir entre Macron et Le Pen, entre la peste et le choléra (…). J’ai bien sûr voté, en mémoire des combattants de la liberté française. Mais je voterai blanc. » Pauvres combattants !
  • Conviction de l’ancien patron de feu l’UMP, Jean-François Copé (LCI, 10/4) : « Il n’y a pas d’autres solutions pour Macron que de proposer un nouveau pacte majoritaire dans lequel la droite de gouvernement aurait toute sa place, toute sa part. » Et, pour Copé, cela va de soi, un grand ministère…
  • Déclaration de Macron (« Le Figaro », 7/4) : « Les fondamentaux actuels de l’extrême droite sont toujours les mêmes : les attaques et le rejet de la République, une base d’antisémitisme (…), une xénophobie très claire et une volonté d’ultraconservatisme. » A se demander pourquoi il a fait copain-copain avec Philippe de Villiers…

Article non signé lu dans le Canard Enchainé du 13/04/2022


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