2ᵉ tour : Comment remobiliser les électrices-électeurs et abstentionnistes…

… de la Gauche progressistes… pour faire barrage à l’extrême droite ?

Le risque du « ni l’un ni l’autre », mènerait à un choix dicté par un frange de votants français, face à une autre, que tout oppose…

Le 24 avril, les voix des électeurs progressistes comme la mobilisation des abstentionnistes seront décisives pour empêcher l’accession de Marine Le Pen à l’Élysée. L’extrême droite ne l’a que trop bien compris, et mise pour l’emporter sur le rejet du président des riches.

C’est un second tour dont les électeurs de gauche et les 26,31 % d’abstentionnistes de dimanche seront les arbitres le 24 avril. Un second tour où la menace de l’extrême droite ne relève plus de l’hypothèse irréaliste : de 46 % à 49 % des intentions de vote se portent sur elle, selon les premiers sondages.

L’extrême droite en est bien consciente et se tient prête à refermer son piège : transformer ce scrutin en « référendum anti-Macron », misant sur la détestation qu’inspire la politique du président sortant pour mieux minimiser la gravité de son propre projet.

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La toile est tissée. Il ne faut pourtant pas gratter longtemps pour que la politique « sociale » de Marine Le Pen apparaisse pour ce qu’elle est : un vernis. « Un programme de gauche ? non », a répondu Louis Aliot, gêné aux entournures par la question de France Info, lundi, essayant tout de même de vendre les propositions pour le « pouvoir d’achat » de sa candidate, qui refuse d’augmenter le Smic et a renoncé à la retraite à 60 ans pour tous. Mais le maire de Perpignan se satisferait d’une abstention : « Vous pouvez aussi rester à la maison », a-t-il conseillé aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon.

Reste que, de son côté, Emmanuel Macron ne fait rien, pour l’heure, afin de désamorcer ce piège qui pourrait lui exploser à la figure et entraîner le pays dans le chaos de la division xénophobe. Au contraire, le président-candidat semble vouloir jouer son va-tout : « Je mettrai toutes mes forces pour convaincre que le seul projet pour le pouvoir d’achat, contre la vie chère, des travailleurs, de ceux qui sont au bord du chemin, c’est le nôtre », a-t-il déclaré avant de prendre la direction du bassin minier lundi. « La logique, ce n’est pas de faire des compromis sur le programme », a même averti la ministre Amélie de Montchalin.

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Pas de concession, donc, alors que « la clé du scrutin, ce sont les électeurs de Jean-Luc Mélenchon », juge Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos. Les 7,07 % d’Éric Zemmour sont acquis à Marine Le Pen à 76 %, selon l’Ifop. Logique quand, derrière les divisions de façade, le projet est partagé. L’électorat de Valérie Pécresse se répartirait équitablement entre la candidate RN (35 %), le président sortant (35 %) et l’abstention (30 %), mais le tout ne représente que 4,78 % des voix. Tandis que la gauche compte au premier tour 31,94 % au total, dont 21,95 % pour l’insoumis, dont les électeurs se reporteraient, pour le moment, à 33 % vers Emmanuel Macron, 23 % vers Marine Le Pen et 44 % vers l’abstention.

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Julia Hamlaoui. Source (Extraits)


2 réflexions sur “2ᵉ tour : Comment remobiliser les électrices-électeurs et abstentionnistes…

  1. jjbadeigtsorangefr 12/04/2022 / 18:46

    Je vote Macron pour faire barrage à la peste noire et je combats Macron dès lundi.

  2. bernarddominik 13/04/2022 / 09:38

    Il faut examiner le projet de chacun. Parler de peste brune au sujet du RN est exagéré, c’est un parti libéral nationaliste et Macron est un libéral internationaliste. Veut on continuer à voir le fruit du travail des français s’exporter dans les paradis fiscaux? Que penser de la République référendaire proposée par MLP? Pourquoi aucun ne propose un contrat de travail pour les étranger comme en Suisse qui permet de constituer un capital pour le retour?

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