Bien rémunéré chez Orange

L’éclatement en deux du poste de pédégé d’Orange, décidé après la démission de Stéphane Richard, condamné dans l’affaire Tapie, va coûter plus cher qu’un « coût » de téléphone. Les émoluments du nouveau président, Jacques Aschenbroich, et de la nouvelle directrice générale, Christel Heydemann, devraient au moins doubler par rapport à ceux de Richard.

Ces propositions de la direction, qui seront discutées lors de l’AG du 19 mai, font tousser les syndicats, qui négocient pour améliorer l’augmentation des salaires de 2,8 % prévue en 2022.

Richard, à la fois président et directeur général, percevait annuellement 950 000 euros de salaire fixe, auquel s’ajoutaient un salaire variable pouvant atteindre 760 000 euros et environ 350 000 euros d’actions gratuites.

La nouvelle directrice générale touchera, elle, jusqu’à 2,25 millions de rémunérations fixe et variable, plus environ 700 000 euros d’actions gratuites et des cotisations de retraite chapeau allant jusqu’à 450 000 euros. Sans compter un parachute doré de 900 000 à 2,25 millions d’euros. Contre 450 000 euros, attribués in extremis à Richard.

Quant au nouveau président, il émargera à 450 000 euros par an.

Mais, pour se consoler, il pourra conserver son salaire de… président d’honneur de Valeo et, d’autre part, ses jetons de présence chez Total et BNP Paribas !

Coût du paquet-cadeau : autour de 2 millions par an, selon une estimation syndicale.

Les résultats vont sûrement être décuplés !


Article non signé lu dans le Canard enchaîné du 06/04/2022


2 réflexions sur “Bien rémunéré chez Orange

  1. bernarddominik 07/04/2022 / 18:50

    Les salaires des cadres supérieurs sont honteux hors de toute morale. Et en plus ils ont reçu un complément de salaire de l’état au titre du covid19.

  2. jjbadeigtsorangefr 08/04/2022 / 11:22

    On ne paie jamais assez cher ceux qui exploitent les salariés et les usagers de ce qui n’est plus un service public…
    Il y a des coups de pied au cul qui manquent cruellement.

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