Deux scrutins à venir

Barrage à l’économie libérale qui me méprise, je vote !

Fort des derniers sondages [sondages toujours aussi partiaux – MC], Emmanuel Macron pourrait aborder les élections avec soulagement, sinon euphorie, en démobilisant les électrices/électeurs votants, en « arrangeant » l’abstentionnisme.

Outre la peur de voir son électorat se démobiliser, croyant, vu les circonstances, que la présidentielle est déjà jouée, Macron a fait part de ses craintes, ce week-end, à ses proches.

  • « Il ne faut pas que ce soit une élection par défaut, a-t-il martelé. C’est une chose d’être élu, c’en est une autre que d’avoir un mandat. » Et le candidat sortant d’expliquer qu’il est « totalement faux » de considérer qu’il chercherait à profiter de la guerre en Ukraine pour éviter les débats, car « les moments de campagne » sont utiles pour présenter son programme.
  • « Etre élu par défaut, c’est un danger, a-t-il poursuivi. Il faut obtenir un mandat, être élu sur un projet, par désir. » Bonjour le désir ! [ah ! mais oui maitre je vous désir humiliez moi encore… MC]
  • Troisième motif d’angoisse pour la Macronie : le délai entre le premier tour de la présidentielle et le premier tour des législatives est cette année particulièrement long par rapport aux scrutins précédents : 63 jours aujourd’hui, contre, par exemple, 49 en 2017, soit deux semaines supplémentaires.

Avant même l’offensive russe, l’exécutif redoutait déjà qu’entre-temps « l’électeur macroniste ne perde sa motivation première et qu’a une connerie », de type faits divers, bavure, sacde noeuds, ne vienne brouiller les cartes et le priver d’une majorité parlementaire. Depuis la guerre, la crainte est encore montée d’un cran.

  • Aussi Macron a-t-il chargé sa garde rapprochée d’étudier sérieusement une dissolution de l’Assemblée dès le 25 avril, au lendemain du second tour de la présidentielle.
  • Objectif : raccourcir d’au moins deux semaines le délai entre les deux élections.
  • Le discours est tout trouvé : vu la gravité de la situation, il n’est pas possible de gouverner sans Parlement, qui, par conséquent, doit être élu au plus vite.

[Macron découvrant les vertus de l’Assemblée, faut-il en rire ou en pleurer ? – MC]


Article non signé lu dans le Canard Enchainé. 16/03/2022


S’abstenir c’est lui laisser les coudées franches… pas d’ça lisette… je vote pour le candidat qui a le programme respectant les salariés. MC


Laisser un commentaire