Conditionner les pays émergents !

Le Sénégal ne peut se passer du gaz

Sénégal. Un petit pays (moins de 200 000 km2, 16 ou 17 millions d’habitants) avec une large façade sur l’Atlantique. Un président, Macky Sall, le même depuis 2012. Dont la fortune réelle intrigue au plus haut point. Et là-dessus, le gaz. En 2015, une société d’exploration – Kosmos Energy – découvre un prodigieux gisement gazier en mer, entre Sénégal et Maurita­nie. On parle de 1 400 milliards de mètres cubes, mais il faut se rendre à 65 km au nord-ouest de Dakar, et installer des puits à 2 700m de profondeur.

Exceptionnellement, ne discutons pas pots-de-vin. Le fait est que Sall promet aux Sénégalais de l’eau, de l’électricité et des routes. Ce qui n’est pas rien. On ne s’étonnera donc pas de sa réaction aux si vagues promesses de la COP26, dont l’engagement de pays comme la France de ne plus financer sans conditions l’extraction de combustibles fossiles. Tonnant au micro d’un forum sino-africain, il a lâché : «

Au moment où plusieurs pays africains s’apprêtent à exploiter leurs importantes ressources gazières, l’arrêt des financements de la filière gazière, sous prétexte que le gaz est une énergie fossile [.. porterait un coup fatal à nos économies en quête d’émergence. »

Où l’on voit, par un exemple simple, que les grand-messes climatiques façon COP sont dépourvues du moindre sens. Bien entendu, le Venezuela ne doit pas exploiter les sables bitumineux du delta de l’Orénoque. Ni la Chine et l’Inde continuer à s’appuyer sur le charbon, dont elles crament ensemble 5 milliards de tonnes chaque année. Chaque année. Et le Sénégal, le Mozambique, l’Angola, l’Égypte, l’Ouganda, tant d’autres ici, là, ailleurs, sont confrontés à un problème sans solution apparente. Ils doivent laisser sous terre pétrole, gaz et charbon, mais ne le peuvent, et tous les sinistres bureaucrates des sommets internationaux n’y pourront rien changer.

Il existe pourtant une voie, aussi incertaine qu’elle paraisse, qui nous permettrait d’au moins converser avec eux. Et ce n’est pas un secret : réduire notre consommation énergétique de 50 % en trois ans.

Impossible ? Alors disons vital.


Fabrice Nicolino – Charlie Hebdo – 08/12/2021


5 réflexions sur “Conditionner les pays émergents !

  1. jjbadeigtsorangefr 12/12/2021 / 09:32

    Le choix entre la vie et la mort des générations futures est difficile à faire quand c’est le fric qui gouverne. A vous de choisir………

  2. bernarddominik 12/12/2021 / 09:39

    Oui, je suis entièrement d’accord la seule solution, c’est la baisse de la consommation d’énergie.
    Ce qui veut dire un vrai programme d’isolation des bâtiments sans « prébendes ».
    J’ai voulu isoler mon toit un devis RGE sans engagement de délai avec une aide de l’état de 3 000 €, et un devis de 8 000 € inférieur avec date de travaux sûre, mais sans prime d’état.
    Évidemment j’ai pris le second, cependant cette expérience m’a montré combien le macronisme est lié à un régime de prébendes et de combines. On vous donne une prime qui est en réalité récupérée par l’entreprise et que le surplus de TVA payé comblera en grande partie pour les comptes de l’état

    • Libres jugements 12/12/2021 / 11:44

      Bonjour Bernard,
      L’écologie a apporté au moins une chose de bien, dans l’esprit d’une forte proportion de gens que nous ne pouvons pas continuer à polluer la planète Terre de cette manière.
      Pourtant, il sera difficile de revenir à la lampe à huile ou à la bougie, à se passer des automobiles, avions, trains, bateaux de tourisme, tout comme de machine à laver (linge ou vaisselle) de tout un arsenal numérique, etc.
      Cordialement,
      Michel

      • bernarddominik 12/12/2021 / 21:40

        Tout à fait d’accord avec toi Michel. Ce sera dur de changer nos modes de vie.
        Mais si on isole correctement les maisons, on réhabilite les transports en communs en les rendant pratiques on aura fait un grand pas.
        Autrefois la SNCF publiait le chaix où les horaires étaient conçus pour permettre de changer de train ou prendre un car sans attendre des heures et les transports assuraient la correspondance en cas de retard.
        Il y a 100 ans aucun village du Var était à plus de 20 kms d’une gare.
        Aujourd’hui se rendre d’Arles à Salernes en transport en commun est une aventure incertaine.

  3. Dahfeliho 16/01/2022 / 20:08

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