Pauvres patrons…

Selon la formule … « j’vais m’coucher c’soir pour les plaindre… » MC

Une fois n’est pas coutume !

Au cours de l’exercice 2020,1es rémunérations des dirigeants des 120 principales entreprises cotées à Paris ont baissé de 14 %.

Un constat établi par le cabinet Proxinvest, qui, chaque année, réalise une étude sur les revenus des patrons. En pleine pandémie et avec le ralentissement brutal de l’activité économique, les 120 premiers patrons français ont gagné en moyenne 3,2 millions d’euros.

La part fixe de leurs rémunérations a baissé de 4 %, mais ce sont leurs bonus annuels qui ont le plus souffert, avec une chute de 26,9 %. Bernard Charlès, le PDG de la très rentable firme d’informatique Dassault Systèmes, reste le champion toutes catégories : en 2019, il a encaissé 20,6 millions d’ euros . Presque une misère, puisqu’en 2019 sa rémunération globale était supérieure de 17 %.

Quinze dirigeants d’entreprise ont vu disparaître la totalité de leurs primes annuelles. Une punition à laquelle a brillamment échappé le patron de Carrefour, Alexandre Bompard, qui s’est vu attribuer le bonus record de 2,475 millions d’euros.

Personne, en revanche, ne connaîtra la rémunération exacte de Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis, né de la fusion de Peugeot et Fiat. Son nouvel employeur la garde secrète.

Précision instructive : dans ces sociétés cotées au SBF, sept PDG seulement ont gagné moins de 500.000 euros en 2019. Ce sont pour l’essentiel des entreprises, comme la Française des jeux, où l’Etat contrôle une importante part du capital.

En rendant publics ces résultats, « Les Échos » (12/11) ont tenu à préciser que, « pour 2021, il [était] fort probable que la rétribution des dirigeants [allait] augmenter ».

La France des PDG respire mieux… Quant aux salariès-retraités… Bravo « le ruissellement ».


Article signé des initiales O.B.-K. – Le Canard Enchainé – 17/11/2021

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