Humour… façon Bolloré !

… autant dire, le rachat de cet hebdomadaire par Vincent Bolloré est extrêmement « glaçant »… et la mouture de « Paris Match », visitée, re-dessinée et re-rédigée par « Charlie » et son équipe, parait évidente… et, que voulez-vous : « on ne prête qu’aux riches » et avec le l’Auguste patron nous sommes gâtés (enfin… façon de médire). MC

« Pourquoi j’ai décidé de vous offrir un nouveau Paris Match »

C’est la première et la dernière fois que j’interviendrai dans ce journal, car le métier de journaliste est le plus beau que je connaisse, après celui de déchargeur de containers sur le port d’Abidjan.

Une nouvelle période va s’ouvrir pour la France, et Paris Match se devait de l’accompagner, comme il a toujours su le faire à chaque grand rendez-vous de l’Histoire : l’entrevue de Montoire, Diên Biên Phu ou la Légion sautant sur Kolwezi, pour ne citer que ceux-là.

Pour cela, j’ai réuni pour vous une nouvelle équipe. Fini les journalistes efféminés et les chroniqueuses aux cloisons nasales altérées par ces paradis artificiels qui ne sont pas la France.

Car c’est d’une France forte que parlera désormais Paris Match. Une France des Charles-Édouard et des Marie-Bénédicte. Une France qui a rayonné pendant des siècles du Levant à Saint-Pierre-et-Miquelon. Une France riche de ses différences, de ses prêtres, de ses druides, de ses sourciers et de ses coupeurs de feu.

Mais j’en ai déjà trop dit. Place au talent, place à la France, place au génie français. Amen ! ■


L’Interview

Juif par hasard, français par devoir – le mystère Zemmour

Par Pascal Praud, de l’Académie française

Il y a des malheurs qui sont des chances. Faire de son handicap sa force et sa bataille, c’est un peu le destin de cet homme qui redonne à la France l’envie d’avoir envie.

Bien qu’issu d’une famille nord-africaine, Éric a su aimer la France à la minute où il sortit du ventre de sa mère. Ainsi débute l’irrésistible ascension d’« Éric la femmelette », comme l’appelaient ses camarades aux prénoms si cosmopolites dans la cour de récréation de son école de garçons Charles-Maurras, et dont les murs résonnent encore de ses sanglots. ■

Culture

Alain DELON Le Guépard mord encore

Par Kevin Kessel

On ne lime pas les dents d’un guépard. Et ce guépard-là en a fait tourner, des têtes. C’est l’oeil humide, devant un portrait de Romy Schneider, qu’il nous reçoit. Cet infatigable admirateur du Général, qui eut le privilège de donner ses traits à Chaban-Delmas dans Paris brûle-t-il ?, nous accueille dans son domaine arboré de 4000 m2, où sont enterrés ses 22 chiens et pas mal de ses illusions. Alain Delon nous reçoit aux aurores, dans une robe de chambre ayant appartenu à Visconti. « Je ne reconnais plus ma France ! » Les mots sont durs, mais si justes en ces temps troublés. « Le Pen, Bernard Tapie, les derniers géants qui pouvaient encore sauver la France ont tiré leur révérence. » « L’Élysée ? J’y ai songé. Mais c’est à la jeunesse et à la fougue de prendre à bras-le-corps ce pays qui a tant besoin d’amour. Zemmour est un personnage melvillien, viril mais fragile, avec un petit oiseau dans sa chambre. » Comprenne qui pourra, mais le ton est donné. Main marque un temps, les yeux perdus vers l’horizon qui s’enfuit devant lui. « Mon dernier film, c’est avec lui que j’aurais aimé le jouer. Les Français n’ont pas compris la chance qu’ils ont eue de m’avoir pendant soixante-dix ans. Sauront-ils le faire avec Zemmour, le samouraï que ce pays attendait? »

Mais il est déjà bien tard, 15 heures sonnent et il faut laisser le vieil homme seul avec lui-même et son infirmière ukrainienne pour sa toilette quotidienne. ■

Le don Juan qu’il fut s’est mué en statue du Commandeur du cinéma français. Qui s’en plaindra?


Littérature

Par Samantha Bolloré

Dans son dernier opus, Victoire de la Chtouille nous livre un délicieux roman qui en réjouira plus d’un et fera grincer pas mal de dents. Son personnage : une jeune énarque de 27 ans, auditrice à la Cour des comptes, d’origine algérienne, enfant du soleil et de la méritocratie républicaine, qui décide de tout plaquer pour suivre un homme qui sent le soufre et le mâle, candidat surprise à la fonction suprême. Une saga féministe qui jette un pavé dans la mare de la bien-pensance soixante-huitarde. Salutaire. ■


Carnet

Par Hermine de Castine

Cette semaine, c’est sous les lambris de l’hôtel particulier de la rue des Saints-Pères qui appartenait au regretté Bernard Tapie que fut remise la médaille d’honneur de ta famille française à Mme la générale Pierre de Villiers, qui a donné à la France trois officiers, deux prêtres, une bonne soeur et un enfant en surplus chromosomique offert à la recherche.



L’interview de Jonathan Daval : « Pourquoi je voterai Zemmour »

Nous l’avons rencontré dans sa cellule, apaisé, reconstruit. Ses larmes se sont taries, l’oeil est sec

Jonathan, on vous découvre ici en retraite, dans la cellule qu’avait occupée Bertrand Cantat. A Alexia, vous auriez envie de lui dire quoi, aujourd’hui?

Je lui dirais merci. Merci, Alexia, de m’avoir révélé ma part d’ombre et de m’avoir obligé à l’affronter.

Si c’était à refaire, le referiez-vous?

J’ai beaucoup réfléchi et j’ai entamé un travail sur moi-même, avec l’aide de l’aumônier de la prison et de tous ces fans qui m’écrivent tous les jours. J’ai compris beaucoup de choses. J’ai mesuré mes erreurs, et avec l’aide de mon entourage et de tous ceux qui m’aiment, une évidence m’est apparue : j’aurais dû tuer la mère aussi.

Aujourd’hui, vous êtes en retrait du monde. De là où vous êtes, comment le voyez-vous évoluer?

Le réchauffement climatique m’inquiète, mais il est encore temps d’agir. La Chine n’est pas sans me préoccuper aussi, comme je l’ai dit dans ma lettre à M. Le Drian. Heureusement, il y a des signes d’espoir : un homme s’est levé, et depuis que j’ai CNews dans ma cellule, je me suis réconcilié avec ma masculinité. Une fois élu, j’espère que M. Zemmour m’accordera sa grâce.

Jonathan, pensez-vous que Les Français sont prêts ,à vous accueillir?

J’ai évolué, les Français aussi. J’ai des projets. Je prendrai le ministère qu’on voudra bien me donner, je ne suis pas gourmand. C’est sans rancoeur que j’accepterai le ministère de la Justice ou, éventuellement, celui de l’Égalité hommes-femmes. Il y a tant de choses à faire dans ce pays. Cette fois, quand je retrousserai mes manches, ce ne sera pas pour Alexia, mais pour la France.


Musée des ARTS PREMIERS – Les statues de la discorde

Par Pacôme Bigeard

 Après avoir été protégées par la France, depuis des années, de la moisissure et des asticots, ces statues aux postures lascives et ambiguës vont rejoindre le pays qui les a vues naître. Puisse cette courageuse décision inciter nos amis noirs à profiter de leurs « trésors » ! ■


Horoscope

Vous êtes Vierge, comme Zemmour?

Tout vous réussit. Vous allez vendre des milliers de livres. Vous devriez cette semaine recueillir 500 signatures. Après avoir rencontré Orbàn, une visite au pape François s’impose.

Coeur: une belle Gitane va vous troubler, mais, heureusement, elle sera reconduite à la frontière à temps.


Nous tenons à remercier la direction de Charlie hebdo qui nous laisse relayer-diffuser ces articles et qu’au passage, nous vous invitons à acheter – s’abonner. Rappelons que cet hebdomadaire n’est pas détenu par un de ses puissants entrepreneurs-collectionneurs de médias, en conséquence c’est un de ces hebdomadaires (ce qui devient de moins en moins courant) libre de penser, d’écrire, de dessiner, ce que bon lui semble… même si parfois nous ne sommes pas d’accord, avec certains articles. MC