Triste bilan

Le recours aux associations distribuant de l’alimentation a augmenté de près de 10%. 14,6 % de la population est en situation de pauvreté. Qu’à cela ne tiennent, les détenteurs de capitaux se gavent.

L’indice boursier des 40 plus grosses entreprises françaises vient de battre ses propres records de septembre 2020 ! Pour eux tout continue comme avant, en mieux !

Le virus du Covid n’a pas eu d’effets négatifs pour tout le monde. La bourse a augmenté de 25% depuis le début du mois de janvier cette année. L’industrie du luxe enregistre ses meilleurs profits, tout comme les banques. Le Crédit agricole, la Société générale, BNP Paribas, toutes, elles licencient en silence depuis plusieurs mois tout en continuant de financer les activités les plus polluantes.


Grâce à la hausse ces trois derniers mois des marchés du pétrole et du gaz, le groupe Total a augmenté ses profits de 4,6 milliards d’euros alors que les citoyens et les consommateurs paient leurs carburants et leur chauffage toujours plus cher.


Ces résultats montrent, s’il en était besoin, qu’une partie des aides publiques versées sans contrepartie, sert à gonfler les trésoreries des grands groupes. On le voit, ceux-ci ont donc les moyens pour rapidement mettre en œuvre la parité salariale femme-homme, améliorer les rémunérations du travail. Ils pourraient mieux participer au bien commun si les pouvoirs politiques cessaient de leur accorder, sans rien en échange, de multiples dégrèvements sur la fiscalité.


Ainsi, une fiscalité plus juste apporterait des moyens importants pour redresser la situation de l’hôpital, et plus généralement de notre système de santé.


Il en est de même de la création monétaire de la Banque centrale européenne, qui semble plus servir à faire grossir une dangereuse bulle financière qu’à développer les capacités humaines et répondre aux besoins des populations. Une autre politique européenne consisterait à investir notamment dans les services publics indispensables d’éducation, de santé et à la transformation environnementale de nombreuses industries et des petites et moyennes entreprises.


Une fois de plus la folie de la finance est bien loin de l’économie réelle et des besoins sociaux et environnementaux. Un débat public à grande échelle est urgent sur les moyens d’augmenter les rémunérations du travail, relancer les investissements et les services utiles.


La lettre du 06 Nov 2021 – Patrick Le Hyaric – Source (Extraits)