Les essais critiques du professeur Raoult

Une « expérimentation sauvage » sur des « cobayes » précaires, notamment des étrangers et un mineur, réalisée sans accord préalable de l’Agence nationale de sécurité du médicament.

Comment Didier Raoult a-t-il pu jouer tranquillement au savant Cosinus si longtemps ?

L’Institut hospitalo-universitaire de Marseille (IHU) aurait mené des essais cliniques illégaux contre la tuberculose entre 2017 et mars 2020, a signalé Mediapart le 22 octobre.

N’ayant foi qu’en leur propre génie, le professeur Raoult et son adjoint Michel Drancourt auraient utilisé des antibiotiques aux effets indésirables graves sur des patients qui ont été plus tard victimes d’insuffisance rénale.

Sur l’hydroxychloroquine, Didier Raoult avait plaidé l’urgence de la pandémie. Que plaidera-t-il pour les autres essais ?

En juillet, « L’Express » révélait déjà que les équipes de l’IHU se seraient affranchies des règles encadrant les expériences sur les êtres humains dans de nombreuses études. Plus récemment, Didier Raoult faisait la pub d’une étude brésilienne menée sur des patients non consentants.

L’actuel directeur de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), François Crémieux, veut accélérer l’enquête interne et se réserve le droit de saisir le procureur de la République. Pour l’instant, l’AP-HM tente désespérément de remplacer Didier Raoult, mais les candidats ne se bousculent pas. L’infectiologue devra quitter la direction de l’IHU au plus tard le 30 juin.

Sur Twitter, le futur retraité remballe ces accusations et fustige « une tempête dans un verre d’eau ».

L’autoproclamée « star mondiale » aura bientôt tout le temps de développer un traitement contre la melonite