Inquiétant ce bleu «AZUR» visant l’Élysée

À force de propos haineux, de « monter » médiatique raciste, de laisser s’organiser des ghettos communautaristes autour des cœurs de villages, d’invectiver-designer l’émigration comme vecteurs de tous les maux (vols, maladies, travaux « au noir », détournement de denier public, concentration familiale, etc.), de nier, hier comme aujourd’hui, la responsabilité de l’État français (de même que ces entrepreneurs) sur le plan morale et économique envers les ex-colonisés, de diffuser sans filtres, films, débats et reportages médiatiques stigmatisant toutes formes de violences… À force de ne claironner que le côté sombre des événements…

Devons-nous nous étonner de la découverte de cette « affaire d’État »… tout en étant bien conscient que nous sommes en « période électorale », présidentielle et législative, en 2022… dans peu de mois !

Pendant que les journaleux parlent de « ça », personne ne parle du pouvoir d’achat en baisse, du nombre chômeurs et de demandeurs obligés de se présenter auprès des associations caritatives pour survivre, des demandes incessantes de dons pour telles ou telles recherches médicales ou associatives, dans la détresse, ETC.

Gros coup de gueule, grosse colère contre cette constitution, ce gouvernement érigé en royaume dans l’exacte lignée des précédents, et n’étant que sa conséquence. Raison qui me poussera entre autres, à voter pour un programme préconisant une nouvelle constitution.

MC

« Azur », le projet terroriste fou

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Le complotiste Rémy Daillet, et ses dizaines de partisans, prévoyaient de renverser le pouvoir lors d’un grand coup d’État. Prise de l’Élysée, agression de journalistes, destruction d’antenne 5G ou attaque contre des centres de vaccination, voici ce que l’on sait de son « Opération Azur ».

C’est une organisation quasi militaire que décrit Le Parisien dans ses colonnes ce jeudi 28 octobre. Le journal a pu mettre la main sur le grand projet de coup d’État du complotiste d’ultradroite Rémy Daillet. L’ancien cadre déchu du MoDem avait ainsi mis en place « une incroyable organisation clandestine nationale, structurée en cellule régionale ».

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[…] … Rémy Daillet – déjà impliqué dans l’enlèvement de la petite Mia en juin. Au total, le réseau compterait près de 300 personnes, dont plusieurs militants actifs, des policiers et gendarmes, dont certains en activité, et même un maire et une avocate. « Cela ne m’étonne pas beaucoup qu’il y ait une multiplication de ces groupes », témoigne la députée insoumise Muriel Ressiguier, qui a présidé une commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite en 2019. « On voit que les uns sont liés aux autres. Il y a des passerelles idéologiques entre le complotisme et l’extrême droite –  cela rappelle d’ailleurs Trump », poursuit l’élue.

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Dans le détail, cette organisation clandestine était hiérarchisée en cellules régionales, coordonnées au niveau national, et projetait plusieurs attaques.

En Alsace, des sympathisants nazis ciblaient une loge maçonnique et, dans d’autres zones, des antennes 5G, des centres de vaccination ou des lieux de stockage de vaccins, selon des modes opératoires préétablis. Deux ex-hauts gradés de l’armée avaient été nommés responsables de la branche militaire par Rémy Daillet. Un profil loin d’être anodin pour Muriel Ressiguier : « Ce sont des gens qui savent élaborer une stratégie, manipuler des armes. »

Car la phase finale consistait en un… coup d’État, avec une attaque armée de l’Élysée.

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Outre Rémy Daillet, douze personnes ont été mises en examen, notamment pour « association de malfaiteurs terroriste ».

S’il faut rester prudent quant à la teneur des éléments transmis par la DGSI à la presse – on se souvient de l’affaire du groupe de Tarnac [dont il ne reste rien en dernier ressort… mais nous étions là encore, proche d’une élection !] – reste que la période semble indéniablement propice à ce type de projets mêlant extrême droite, complotisme et terrorisme.

« Il y a une telle détestation des institutions, décrypte la députée insoumise, que ce moment politique donne un signal à l’extrême droite. » Un inquiétant signal.


Article réalisé, en compilant plusieurs propos médiatiques d’origines et tendances différentes. MC