J’ai mal à la France

Un temps que certains veulent occulter et pourtant il a vraiment existé.

Anniversaire du 17 octobre 1961 : lâches contorsions

Le 60éme anniversaire du massacre du 17 octobre 1961 a été l’occasion d’une cérémonie officielle très attendue au pont de Bezons, où furent jetés tant d’Algériens… mais sans parole présidentielle.

Après la reconnaissance de la responsabilité des autorités françaises dans le sort réservé aux harkis et le « pardon » qui leur a été adressé, on aurait pu croire que le président de la République, fidèle à son « en même temps », allait reconnaître celle des autorités françaises dans le massacre des Algériens qui manifestaient contre un couvre-feu raciste dans la région parisienne.

Ce ne fut pas le cas et « l’arbre Papon » aura, dans un simple communiqué, caché la forêt des responsabilités, établies par les historiens, de toute une chaîne de commandement, jusqu’au général De Gaulle qui décora et félicita le tortionnaire Papon pour avoir « tenu Paris ».

Nous pensions que, 60 ans après les faits, l’État prendrait enfin ses responsabilités pour reconnaitre l’implication de sa hiérarchie dans ce massacre.

Cette pusillanimité doit sûrement être mise à l’actif d’une ambiance politique polluée par l’extrême droite et ses intimidations.

Il s’agit au mieux d’un manque de courage, au pire d’un révisionnisme entretenu à dessein.

M. Macron aurait pourtant pu profiter de cet anniversaire pour aller au bout du devoir de mémoire dont il ne cesse par ailleurs de se réclamer et contribuer à resserrer les liens abimés entre la France et l’Algérie.

Ce ne fut pas le cas et le président n’en sort guère grandi


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