Les fachos ont deux z’amours

Elle n’est pas du tout « inquiète » de la concurrence.

Elle, c’est « Marine » des beaux quartiers de Saint Cloud…

« L’élection présidentielle a lieu dans six mois, et, à six mois, on sait très bien qu’on ne peut pas mesurer, en réalité, l’avis des Français », ne cesse-t-elle de répéter. Il n’empêche.

Marine Le Pen avait cru se donner les moyens de jouer 2022 gagnant, elle avait dédiabolisé à tout-va le vieux parti de papa, abandonné l’idée de jeter l’euro avec l’Europe, viré Jean-Marie, limogé Philippot, remercié Aliot, mis ses chats en avant, et puis Zemmour est arrivé sans se presser. Le plumitif l’a trucidée d’une saillie : « Tout le monde sait que Marine Le Pen ne peut pas gagner, même elle ». Depuis, il grimpe dans les sondages et elle descend.

II défend le « grand remplacement » et vise le second tour.

II ose tout, flirte avec le père pour se débarrasser de la fille, prône la virilité pour « déféminiser » une extrême droite qu’il juge trop timorée et pas assez pétainiste.

Le fâcheux sème le trouble chez les fachos, et Marine Le Pen est à la peine, à six mois de la présidentielle.


Article non signé lu dans le Canard Enchainé du 13/10/2021


La pléthore de candidats d’extrême droite n’a rien qui puisse porter à rire. À méditer du côté de la gauche. MC