Autoriser le mariage des prêtres cathos

L’Église de France, face à la pédophilie criminelle de certains prêtres, enfin une vraie dénonciation, une réelle reconnaissance de cette abus d’autorité sur mineurs… mais les solutions attendront-elles encore longtemps ?

Présidée par Jean-Marc Sauvé, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) a rendu son rapport ce mardi, après deux ans et demi de travail. Elle estime à au moins 216 000 les victimes de prêtres, religieux ou religieuses pédocriminels.

« Messieurs, vous êtes une honte pour notre humanité. […] Vous devez payer pour tous ces crimes. » Tels sont les mots prononcés par François Devaux, l’une des victimes de l’ancien prêtre Bernard Preynat, lors de la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase). C’était ce mardi 5 octobre 2021 au matin, dans un auditorium au cœur de Paris, devant une dizaine d’évêques et le nonce apostolique, ambassadeur du Vatican en France.

François Devaux était l’un des premiers à prendre la parole, avant même l’exposé des conclusions de la Ciase. Les victimes. D’abord les victimes. Surtout les victimes. À l’image de la commission présidée depuis presque trois ans par l’ancien vice-président du Conseil d’État Jean-Marc Sauvé, lui pour qui le vécu des victimes est « la matrice » du travail accompli depuis début 2019. Fin 2018, la Conférence des évêques de France et la Conférence des religieux et religieuses de France l’avaient missionné, lui et les vingt et un membres de la Ciase, pour mener à bien une tâche colossale : faire la lumière sur les violences sexuelles commises par le clergé français entre 1950 et 2020 à l’encontre de mineurs et d’adultes vulnérables, et examiner la manière dont ces violences ont été traitées par l’Église. Faire la lumière sur les ténèbres.


Elise Racque – Télérama – Source (Extraits)


Aucun pardon, aucune excuse, la justice, rien qu’à la justice, traité au même titre que tous les crimes et actes de pédophilie.

Dire que d’aucuns voudraient nous faire croire que la bonne moralité publique est prodiguée par le clergé français… MC