« Il » doute de rien…

Pourtant, ce n’est pas « un parti de plaisir »

L’accouchement du « grand » parti présidentiel, piloté en direct par Emmanuel Macron, se révèle difficile mais aussi amusant.

Le nom du futur nouveau-né n’est pas complètement arrêté : le « Parti démocrate » tient la corde, mais, pour éviter ses initiales fâcheuses, un autre mot doit lui être impérativement accolé (« républicain », sans doute).

Le 14 septembre, le chef de l’Etat a profité des Assises de l’économie de la mer, à Nice, pour déjeuner en tête à tête avec le maire de la ville, Christian Estrosi. Lequel préside le microparti La France audacieuse, qui regroupe une cinquantaine de maires Macron-compatibles, dont ceux de Toulouse (Moudenc), Toulon (Falco), Reims (Robinet), etc.

En l’état, La France audacieuse serait partante pour rejoindre d’autres partis (LREM, MoDem, Agir, Radicaux, Territoires de progrès) au sein d’une confédération. À une condition : que François Bayrou ne la dirige pas. Le programme de cette confédération est en cours d’élaboration.

Il contient déjà la promesse de l’accroissement du pouvoir des exécutifs locaux et celle d’un accord politique sur les investitures aux législatives afin que la représentativité des confédérés soit équilibrée.

Bonjour le casse-tête !

Douche glacée, la semaine dernière. Edouard Philippe, qui est en train, lui aussi, de créer un nouveau parti, composé d’élus locaux de droite, a catégoriquement refusé de s’associer à ladite confédération.

« Oui pour une alliance, a-t-il fait savoir, mais, pour un ralliement ou une intégration, c’est non. Pas question de se rallier à une nouvelle marque qui tente de camoufler l’échec patent de LREM. » Et dire que, trois ans durant, Philippe était censé être le chef de cette calamiteuse majorité macroniste à l’Assemblée…