Certains politiques candidats à la présidentielle…

… pousse à la division, déconstruisent méthodiquement les intérêts populaires et les réalités quotidiennes en enfouissant l’ensemble dans les média-business en arguant-abusant de la propagande chauvine, ultra-capitaliste et xénophobe.

La surenchère est permanente, et l’on comprend à la candidature ultra-médiatisée d’un chroniqueur xénophobe et misogyne, anti-lumière missionné pour déplacer plus encore le débat vers l’ultra-réaction, la haine de l’autre et imposer un récit falsifié de l’histoire de France, ce que nous réserve cette année électorale.

Le pouvoir n’est pas en reste, lui qui face à l’urgence sociale n’a pour seule ambition que de doubler le nombre de policiers dans les rues ou d’imposer le retour de la blouse à l’école, de conditionner les aides publiques à la limitation du droit de grève et d’engager la privatisation de l’enseignement public, qui (après avoir détruit l’assurance chômage) pousse la privatisation de nos lignes de chemin de fer et accélère la mainmise des intérêts privés et transnationaux sur l’économie du pays.

Et on ne peut être que soulevé d’indignation par l’abject sort fait à cet cet enfant de 7 ans interdit de repas à la cantine et raccompagné manu militari chez lui par un policier, pour quelques centaines d’euros d’impayés, au mépris de la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est signataire et au moment où la Secours populaire nous apprenait que « 27 % des Français restreignent leur quantité de nourriture ».

Le fond de l’air est rance, très rance.

Avec ces diversions, provocations et dévoiements des intérêts populaires, le pouvoir et l’extrême droite, prêts à monopoliser en duettistes cette campagne présidentielle, manifestent leur volonté de faire oublier le réel : celui de la pauvreté, des bas salaires, des services publics en lambeaux, de l’éducation nationale délaissée, de la désindustrialisation, du scandale quotidien de l’accaparement des richesses produites par le travail par une classe capitaliste aussi minoritaire qu’arrogante.

Il faut remettre les préoccupations populaires en avant, car la population salariale française est loin de participer aux peurs réactionnaires.


 […] Article proposé d’après « La lettre du 18 sept 2021 » –Ptrick Le Hyaric  lettre@patrick-le-hyaric.fr