Cet homme est scandaleux

Propos haineux, grossier, rustre, triste sire, imbu de sa personnes abusant de ses prorogatifs, tel est perçu par la population le Sinistre de l’intérieur, Gérald Darmanin, inquiété par la justice. MC

Un ministre de l’Intérieur ne devrait pas dire ça.

Sur France Inter, mercredi, Gérald Darmanin a menacé de dévoiler des correspondances privées avec Sandrine Rousseau, candidate à la primaire des écologistes.

Dimanche, elle avait évoqué son « sentiment d’humiliation quand Emmanuel Macron a balayé d’un revers de main le mouvement de milliers de femmes, dont (elle) faisai(t) partie, qui luttaient contre les violences sexistes en nommant à la tête de la police un ministre lui-même accusé de viol ».

Réponse de l’intéressé : « Mme Rousseau n’avait pas la même vision de ma personne lorsqu’elle est venue me demander d’être nommée directrice de l’IRA (Institut régional d’administration – NDLR) de Lille lorsque j’étais ministre de la Fonction publique », a-t-il moqué. Avant d’essayer de l’intimider : « Si elle le souhaite, on peut publier les demandes de rendez-vous et les demandes de nomination. Elle était très vexée que je ne l’ai pas choisie. »

On voit pourtant mal le rapport : Sandrine Rousseau a dénoncé la nomination du ministre à Beauvau sans aucun esprit de vengeance, des milliers de femmes ayant manifesté contre cette décision de l’exécutif.

Par ailleurs, l’ancien sarkozyste semble ignorer les lois de la République : menacer de divulguer une correspondance privée est passible de six mois d’emprisonnement et d’une lourde amende.

Une plainte relancée devant la justice

Vient ensuite le moment où le ministre travestit la réalité. « Elle aurait pu signaler que par trois fois la justice a conclu à l’absence totale d’infraction », a-t-il précisé. S’il y a eu des classements sans suite, la plainte pour « viol », « harcèlement sexuel » et « abus de confiance » est relancée devant la justice, l’enquête suit son cours.

Gérald Darmanin serait bien inspiré de dire toute la vérité sur sa situation judiciaire au lieu d’attaquer de façon sournoise une candidate féministe.


Lola Ruscio – L’Humanité – Titre original : « Scandaleux : quand Gérald Darmanin menace de révéler ses conversations privées avec Sandrine Rousseau ». Source (Extrait)


Selon Pierre Lepelletier « Le Figaro  » 09/09/2021,

Source (Extraits)

Règlement de compte à distance entre Sandrine Rousseau et Gérald Darmanin

Vive passe d’armes entre Gérald Darmanin et Sandrine Rousseau. Le ministre de l’Intérieur n’a manifestement pas apprécié les allusions de l’écologiste à son encontre dimanche dernier. Lors du premier débat télévisé de la campagne, qui s’est tenu ce week-end, l’ex-porte-parole d’EELV avait déclaré en introduction : « Si je me présente à cette primaire pour la présidentielle, c’est pour une raison assez simple, c’est que mon humiliation a des limites ». Selon elle, Emmanuel Macron aurait « balayé d’un revers de main le mouvement de milliers de femmes dont (elle) fait partie, qui luttaient contre les violences sexistes ». En cause, la nomination en juillet 2020 de Gérald Darmanin à l’Intérieur, alors qu’il est « lui-même accusé de viol ».

« Elle était très vexée que je ne la choisisse pas »

Invité mardi matin sur France Inter, le ministre de l’Intérieur a sèchement répliqué. « Madame Rousseau n’avait pas la même vision de ma personne lorsqu’elle est venue me demander d’être nommée directrice de l’IRA (Institut régional d’administration, ndlr) de Lille lorsque j’étais ministre de la Fonction publique (sic) », a-t-il raillé.

Avant de menacer : « Si elle le souhaite, on peut publier les demandes de rendez-vous et les demandes de nomination. Elle était très vexée que je ne la choisisse pas ». Le locataire de Beauvau a par ailleurs indiqué qu’il ne regrettait pas son choix de l’époque : « Quand je vois ses déclarations publiques, j’ai bien eu raison de ne pas proposer sa nomination pour former de nouveaux fonctionnaires », a-t-il lancé. Référence à la série de propos polémiques tenus par la candidate depuis le mois d’août.

Gérald Darmanin a également voulu rappeler que la justice lui a « donné raison (…) par trois fois » en concluant « à l’absence totale d’infraction ». S’il y a bien eu deux classements sans suite et une ordonnance de non-lieu, le ministre reste toutefois placé sous le statut de témoin assisté dans ce dossier.