Est-ce une bonne nouvelle ?

Bien évidemment, en matière de santé toute augmentation est bénéfique même si nous pouvons penser qu’elle doit être supérieure tant le retard de la filière sanitaire, est important. Regrettons simplement qu’une augmentation substantielle des budgets en faveur des associations caritatives ne soient pas dans l’objectif du gouvernement ou mieux d’imposer aux entreprises une augmentation réelle, sur les salaires « de base », alors que durant la pandémie, beaucoup on fait de superbénéfices. MC

L’emploi associatif sanitaire et social a augmenté de 0,5% en 2020

Un bilan 2021 de l’emploi associatif sanitaire et social est publié. En augmentation de 0,5% en 2020, il est très marqué par la crise sanitaire en positif comme en négatif.

Le dispositif local d’accompagnement de l’économie sociale et solidaire (ESS) Solidarités-Santé et le réseau associatif Recherches & Solidarités publient leur bilan 2021 de l’emploi associatif sanitaire et social (à télécharger ci-dessous). Selon les données remontées à l’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf) et à la Mutualité sociale agricole (MSA), le secteur emploie 1,11 million de salariés, soit une augmentation de 0,5% entre 2019 et 2020.

L’emploi associatif sanitaire et social a subi d’un côté un surcroît d’activités lié à la crise sanitaire et aux antipodes des fermetures ponctuelles, notamment dans l’accueil des jeunes enfants. Ainsi, les ressources humaines croissent de 1,9% dans les établissements de santé, de 1,5% dans les hébergement médicalisés pour personnes âgées, de 1% dans les hébergements médicalisés pour les adultes handicapés ; mais elles décroissent de 0,6% au sein des établissements médicalisés pour enfants handicapés.

Pourtant, largement sollicitée durant la crise, l’aide à domicile, représentant 11,2% des effectifs du secteur avec 4 029 salariés, voit ses ressources humaines diminuer de 3,2% après avoir connu des décroissances de 1,2% entre 2018 et 2019 et de 2,7% entre 2017 et 2018. L’Uniopss explique, dans un communiqué, que « l’absence d’une réforme substantielle pour l’autonomie des personnes et les conséquences du Ségur de la santé (qui a entraîné des départs vers des secteurs mieux valorisés que les services d’aide à domicile) ont eu des conséquences directes sur l’emploi. » Néanmoins, l’action sociale sans hébergement, dont fait partie l’aide à domicile (voir infographie) demeure majoritaire. Pour l’Uniopss, « ce bilan de l’emploi montre des évolutions contrastées dans le secteur« . Néanmoins, elle souligne que le contexte semble plus favorable que dans l’ensemble associatif qui baisse de 1,1% ou dans le privé qui diminue de 2,7%.

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Edoxie Allier – Hospimedia – Source


Grand merci à Danielle R. pour nous avoir communiqué cet article