Il eut son heure…

Quelque peu oublié aujourd’hui, mais reste quelques textes de choix !

La caravane des montreurs de vertu vient de s’arrêter pour boire
Devant les bûchers les prophètes ont crié : « Brûlez tous les étendards »
Avec les mots qu’ils disaient sans comprendre
On leur a fait des linceuls pour s’étendre
Et moi qui était v’nu là pour les entendre
J’ai compris qu’il était tard, j’suis rentré
Mais les plombiers venaient d’piéger ma chambre
A l’hôtel de la déroute
Et c’est l’Diable en personne qui est v’nu m’apprendre
A payer le prix qu’ ça coûte

Oh Chiquita
Hmmm Chiquita
Laisse-moi dormir dans tes bras
Y a les pantins d’ l’Apocalypse
Qui ont voulu m’faire voir trop d’éclipses
Et j’ai froid
Chiquita
Hmmm Chiquita !

Près des anges aveugles au coin de ta rue
Y a l’homme en gris qui dit rien
Y r’garde les néons qui réchauffent les statues
Des philosophes aux yeux peints
Derrière l’église ‘y guette un air d’harmonium
Dans sa valise ‘y cache un vieux métronome
La pauvre Elise lui dit : « C’est tout c’que tu m’donnes ? »
Et y a personne ici pour lui dire son ch’min
Alors y m’demande si c’est encore loin
L’hôtel de la déroute
Et moi mystérieusement je lui répond
« Tu sais le prix qu’ça coûte ? »

refrain

Y a les cloches de la Mission qui résonnent dans ton cinéma
Tu maudis tes passions, tu dis qu’on change rien tant qu’on se change pas
Quand je t’écoutes, j’entends que des mots d’ordre
Quand je te touche, tu dis : « Pas de désordre »
Quand je dis : « J’ai pas d’camp », tu veux me mordre
T’as jamais pu accepter mon chaos
Tu prétends qu’ j’arriverai bien avant toi
A l’hôtel de la déroute
Moi j’sais pas très bien c’que ça pourra foutre
De toujours payer l’prix qu’ça coûte

refrain


Jean Patrick Capdevielle


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