Services de recouvrements…

entreprises de vautours.

Après avoir signalé que les banques distribuaient de façon irresponsable les crédits à la consommation et que les défauts de paiement allaient fortement augmenter en 2021 (déjà 9 milliards d’euros l’année dernière, soit une moyenne de 1020 € par ménage emprunteur), l’UFC-Que Choisir prolonge son action.

Elle épingle, cette fois, les agissements des sociétés de recouvrement, qui usent et abusent de pratiques souvent détestables. Or, les établissements bancaires leur cèdent ces prêts impayés à vit prix, sans même prévenir leurs clients.

la suite de la hausse exponentielle des signalements auprès des associations locales de l’UFC-Que Choisir, nous avons étudié ces dossiers. Une fois sur deux, les consommateurs se plaignent d’actions délétères (harcèlement téléphonique des débiteurs et de leur entourage, chantage à la délation…). Il ressort aussi que, dans 60% des cas, accéder aux documents justifiant la créance et son montant est impossible.

Pire, pour 14% des affaires examinées, les dettes exigées sont « fantômes », dans la mesure où elles ne semblent plus dues.

Malheureusement, cette logique malsaine risque d’être renforcée si le projet de la Commission européenne visant à faciliter la revente par les banques de ces crédits « pourris » aboutit.

Alors que la crise économique pourrait faire exploser tes impayés, il est impératif que les pouvoirs publics prennent plusieurs mesures: obligation de proposer une restructuration du ou des crédits dès le deuxième incident de remboursement, interdiction de vendre ou d’acheter des créances dont la validité n’est pas démontrée, renforcement de l’information en amont des souscripteurs quant à ta cession de leur crédit, sans oublier un strict encadrement des sollicitations des sociétés de recouvrement.

Dans cette attente, une foire aux questions et des outils ont été mis en ligne sur Quechoisir.org.


Extrait de « QUE CHOISIR 600 » – Mars 2021