Dans l’antre de l’US Cyber Command…

Florence Parly invitée dans la cyberguerre US (au nom sulfureux de cyber-Sécurité) autrement dit, la surveillance mondialisée par cette nation, qui depuis longtemps se moque des Israélien et de Pegassus… Qui depuis des lustres porte un autre nom… Comme les Russes, les Chinois, Japonnais, Coréens, etc.

Et les Français, nous avons le logiciel cérébral Macrounet cyberarnaqueur personnel… MC

Discrète visite au centre US de « cyberguerre

Lors de son récent séjour aux Etats-Unis, le 9 juillet, la ministre des Armées, Florence Parly, a été invitée par le patron du Pentagone, Lloyd Austin, à visiter le siège de FUS Cyber Com­mand, à Fort Meade, dans le Maryland.

L’ex-général Austin tenait à expliquer à Florence Parly en quoi consistait le travail de cette Agence des systèmes d’information et de la défense et celui des Central Security Services, une annexe, hébergée à Fort Meade, de la sulfureuse NSA (Agence nationale de sécurité) qui intercepte une bonne part des communications électroniques dans le monde. Y compris celles des dirigeants européens et français, ainsi que l’avait révélé, en 2013, Edward Snowden, le fameux lanceur d’alerte que la justice américaine a condamné par contumace à la perpétuité.

Curieusement, cette rencontre d’une ministre de Macron avec les experts américains de cette guerre clandestine n’a pas eu les honneurs du moindre communiqué destiné à la presse.

Explication possible de ce silence : toute mention de cet échange de Florence Parly avec les gens de la très toxique NSA aurait été jugée peu glorieuse par l’équipe élyséenne.

Toujours est-il que les entretiens entre Austin et la ministre française sur les menaces en la matière, venues de Russie, de Chine, voire de Corée du Nord ou d’Iran, ont été jugés positifs.

À en croire les conseillers de Parly, ils se sont conclus par un accord sur un développement conjoint de la « cybersécurité » afin d’empêcher la diffusion de fausses informations, les intrusions hostiles dans les systèmes informatiques et les risques d’attaque contre les infrastructures stratégiques des États-Unis et de la France qui mettraient en danger leurs économies et leurs programmes de défense.

Bons baisers de Moscou ?

A quelques mois de l’élection présidentielle, les conseillers de l’Elysée ne cachent pas que leur patron soupçonne les Russes d’être capables d’intervenir, à leur façon, dans cette campagne. Réaction, sous forme de plaisanterie, d’un diplomate : « Qu’est-ce que j’apprends ? Moscou voudrait nous débarrasser de Macron, et on allait nous le cacher ! »

Selon les services américains et français, le GRU (une direction du renseignement qui dépend de l’état-major russe) est le service le plus réputé en matière de cyberguerre. En avril 2015, déjà, il avait été accusé d’avoir piraté la chaîne francophone TV5 Monde et provoqué l’interruption de ses programmes.

Comme l’a décrit un maître-espion français, « le GRU n’est pas seulement capable de collecter des informations et des documents politiques, diplomatiques, militaires et industriels, notamment dans le domaine de l’armement (…), il fait aussi son miel des piratages et de l’intrusion » dans les systèmes étrangers vulnérables.

Au retour en France de la ministre Parly, ses collaborateurs ont beaucoup insisté, auprès des médias, sur la confirmation par le Pentagone que les États-Unis poursuivraient leur aide aux opérations menées par la France au Sahel.

Ils se sont gardés, en revanche, d’évoquer la rencontre de leur patronne avec les petits génies de la NSA, ceux qui, naguère, ont enregistré les conversations de Chirac, de Merkel, de Hollande et, sans aucun doute, de Macron. C’est trop de pudeur pour être honnête.


Claude Angeli – Canard Enchaîné. 21/07/2021