Dopage -Tour de France – Cyclisme

Blague de cycliste : lorsqu’un avion passe au-dessus du Tour de France 2021, tout le monde salue Pogacar. C’est que le coureur slovène de 22 ans est soupçonné de carburer au kérosène enrichi.

De fait, ce nouveau venu survole le Tour de France : chaque minute supplémentaire de course lui permet de prendre des secondes d’avance sur ses concurrents.

Sur l’une des étapes, il a développé une puissance de 442 watts pendant quarante-neuf minutes — presque assez pour tirer un train de marchandises. Et à l’arrivée, il semblait aussi frais qu’au départ.

Tout cela rappelle un as de la performance, Lance Armstrong, quia fini par avouer que son secret, outre des capacités physiques en acier et un mental en airain, résidait dans des globules rouges en plastique.

À moins que la Slovénie ne soit devenue une grande nation cycliste. Mais on ne peut pas écarter l’hypothèse que les chimistes, là-bas, soient aussi de bon niveau. Jusqu’ici, Pogacar est présumé sain de corps : aucun des tests effectués ne s’est révélé positif.

Qu’en conclure?

Généralement, les dopeurs ont une longueur d’avance sur ceux qui les suivent. D’où cette question : pourquoi continuer une telle hypocrisie?

Pourquoi ne pas laisser les coureurs se doper, comme cela est déjà pratiqué dans certains sports, tel le football américain 9 Cela entraînerait-il une rupture d’égalité?

Dans ce Tour, où est l’équité, entre un avion de chasse et ceux qui tentent de le suivre, entre les équipes les mieux dotées et les autres?

En outre, une pareille mesure fournirait un beau spectacle : celui de tous ces Français réunis pour voir d’authentiques drogués gravir des montagnes en plein cagnard.


Guillaume Erner – Charlie Hebdo – 21/07/2021