Cuba : Intox médiatiques et réalité vérifiée !

Plutôt que philosopher autour du verre à moitié vide, à moitié plein, commençons par savoir qui le remplit… Ce que nous réclamons toujours, la genèse, la cause de l’information et non de relater l’événement sans explication… MC

… asphyxié par le blocus, le peuple cubain manifeste.

Des manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs dizaines de villes […] C’est une secousse sérieuse. Sans doute la plus forte depuis le Maleconazo du 5 août 1994, lorsque les dures restrictions économiques de la « période spéciale », dans une île sous blocus états-unien, ayant perdu ses appuis soviétiques avec la chute du bloc de l’Est, avaient donné lieu, à La Havane, à de violentes émeutes.

Dimanche [04 juillet 2021], des marches ont réuni, aux cris de « Liberté ! », des milliers de Cubains excédés par les pénuries d’aliments, de médicaments, par les coupures d’électricité. Parti de San Antonio de los Baños, une petite ville à 25 km au sud-ouest de La Havane, où le premier rassemblement a été signalé, cet élan a gagné plusieurs dizaines d’autres villes, dont la capitale, au rythme des images répercutées sur les réseaux sociaux, de plus en plus fréquentés depuis l’arrivée de l’Internet mobile, fin 2018.

« Nous avons faim ! » 

Conséquence logique de la pire crise économique depuis trente ans : la crise sanitaire, la mise à l’arrêt du secteur touristique et le brutal durcissement des sanctions américaines par l’administration Trump se sont combinés pour le pire, entraînant, ces derniers mois, une dégradation terrible des conditions de vie de la population. « Nous avons faim ! » scandaient les protestataires, en défiant d’imposants déploiements militaires et policiers.

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L’industrie du tourisme, l’une des principales pourvoyeuses de devises et d’emplois, qui représentait, en 2019, près de 10 % du PIB, s’est, elle, effondrée avec la pandémie de Covid-19 : Cuba n’a accueilli, en 2020, que 1 million de visiteurs étrangers, contre plus de 4 millions l’année précédente.

Autre ressource vitale qui s’est réduite comme peau de chagrin : les transferts de fonds des Cubains établis à l’étranger, qui ont diminué de plus de 50 % au cours de l’année 2020. Une pénurie de devises propre à asphyxier un pays qui importait, en 2019, près de 70 % de ses denrées alimentaires.

Le cynisme de Washington

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Avec cette politique d’étranglement aux conséquences criminelles, l’objectif stratégique de Washington est clair : pousser la population à bout, l’encourager à se retourner contre le gouvernement cubain pour le faire tomber.

Sur ce terrain, l’administration Biden n’a pas manifesté de volonté de rupture. Dans un message adressé, le 20 mai dernier, à « tous ceux qui construisent un Cuba meilleur », le secrétaire d’État Antony J. Blinken exaltait la « quête de liberté, de prospérité et d’un avenir plus digne » appuyée selon lui par les États-Unis.

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Le coût des sanctions Au total, La Havane estime à 9,157 milliards de dollars le préjudice causé par le blocus à son économie, entre avril 2019 et décembre 2020, soit 436 millions par mois en moyenne. Au cours de ces cinq dernières années, ces sanctions auraient coûté à l’économie cubaine plus de 17 milliards de dollars.

Rosa Moussaoui – Source (Extraits)


ONU. Le monde s’élève contre le blocus imposé à Cuba

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, mercredi [23 juin 2021], à la quasi-unanimité, une résolution demandant la levée des sanctions imposées depuis 1962 par Washington à La Havane.

Comme les 28 précédentes, la résolution adoptée mercredi par l’Assemblée générale des Nations unies sur la « nécessité de mettre fin à l’embargo économique, commercial et ­ financier imposé par les États-Unis à Cuba » a recueilli le soutien de  184 pays. 

Sans surprise, seuls Washington et Tel Aviv ont voté contre ce texte réaffirmant, entre autres principes, « l’égalité souveraine des États, la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et la liberté du commerce international »

 Trois pays se sont abstenus : L’Ukraine et la Colombie, comme en 2019, et le Brésil, qui avait voté contre la résolution adoptée voilà deux ans. 

Cette résolution onusienne exhorte l’administration américaine « à prendre les mesures nécessaires pour abroger ou invalider dans les meilleurs délais » les lois et règlements perpétuant un régime de sanctions « dont les effets extraterritoriaux affectent la souveraineté d’autres États, les intérêts légitimes des entités ou des personnes relevant de leur juridiction et la liberté du commerce et de la navigation ».

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Rosa Moussaoui – Source (Extraits)