De deux choses l’une…

Le service de la com‘ Élyséenne a-t-il sciemment planté l’opinion publique en diffusant des sondages qu’ils savaient faux ou ces mêmes services, ont-ils cru à la véracité des sondages ?

Sans désigner cela comme du complotisme, disons que c’est de la stratégie électorale…

Voilà bien des questionnements après cette débâcle de démocratie. MC

Selon Télérama- Richard Sénéjoux – Source

Élections régionales : le naufrage des instituts de sondages

Les sondeurs voyaient le RN en tête dans près de la moitié des régions françaises. Mais une fois encore, les résultats leur ont donné tort. Il est plus que temps de revoir leurs méthodes…

Longtemps les électeurs du Front national (aujourd’hui Rassemblement national) n’osaient pas trop dire pour qui ils votent, paraît-il. D’où la tambouille, pardon, les « redressements », qu’opèrent depuis des années les sondeurs dans les « études d’opinion » pour tenter d’approcher le résultat réel du vote, avec plus ou moins de bonheur (tout le monde a encore en tête le 21 avril 2002 et un Le Pen père au second tour de la présidentielle, à la stupeur générale). Au vu des résultats du premier tour des élections régionales, dimanche, il va de nouveau falloir qu’ils revoient leurs recettes, aux ingrédients de plus en plus éventés : alors que les sondages donnaient le RN en tête dans six Régions sur treize, il ne l’est au final que dans une seule, en Paca. Dans les Hauts-de-France, Xavier Bertrand affiche par exemple plus de 17 points d’avance sur son concurrent frontiste, alors que les études d’opinion les donnaient au coude-à-coude. Les sondeurs ont donc beaucoup trop « redressé » les chiffres du RN.

Pourquoi ? Le parti, « dédiabolisé » par de nombreux médias, est pour beaucoup devenu « comme les autres ». Ses électeurs assument pleinement leur vote. Ajoutez à cela une abstention record (66,7 %) pour ce type de scrutin (et là aussi pas du tout anticipée par les sondeurs), vous arrivez à un nouveau naufrage sondagier. D’autant que, comme le veut l’adage, « les électeurs ne disent pas toujours ce qu’ils font et ne font pas toujours ce qu’ils disent ». À moins d’un an de la présidentielle, que beaucoup d’instituts et médias réduisent depuis des mois à un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, il serait bon qu’on s’en souvienne.