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Étrange année, drôle de campagne…

Pour des candidats essorés par les derniers soubresauts du Covid, voilà qu’il a fallu se relancer dans les élections régionales et départementales, parler avenir et bulletins de vote, alors que les citoyens n’aspiraient parfois qu’à reprendre leur souffle. La tâche pour eux comme pour les électeurs n’a guère été aisée, et pourrait expliquer la faible participation et une partie des surprises électorales, dimanche 20 juin.

Si à chaque élection, l’ombre portée de la présidentielle passée ou à venir joue son rôle, l’affaire a pris cette année des allures de poupée russe, la présidentielle 2022 cannibalisant les élections régionales, ces dernières effaçant les départementales. Nombre de participants et d’électeurs, quand ils n’étaient pas tout simplement perdus, ont déploré l’importation de débats nationaux n’ayant rien à voir avec les enjeux locaux.

Dans un tel contexte, les tentatives de prédiction en miroir des régionales de 2015 s’avèrent vouées à l’échec, y compris lorsqu’il s’agit d’examiner le risque que le Rassemblement national l’emporte à certains endroits.

Le niveau de participation attendu, enfin, fait peur même aux plus optimistes. Les régionales et les départementales mobilisent traditionnellement assez peu, et l’ordre des scrutins du quinquennat ne joue pas cette fois-ci en leur faveur : la portée nationale a mobilisé les mécontents à l’occasion de plusieurs élections déjà (législatives, européennes, municipales) et la portée locale n’est perçue que par une minorité très informée et politisée.

Autrement dit rien n’est joué, tout peu arriver… le pire comme le meilleur… raison de plus pour ne pas s’abstenir de voter.


Article réalisé à partir de plusieurs coupures de presse.