Diviser pour régner ?

Si ce genre de manifestation est destiné à mettre a égalité femme et homme ce peut être une initiative à applaudir, mais si (comme nous le pensons) des groupes de féministes jusqu’au boutistes dressent les femmes contre les hommes créant une scission telle que le partage équitable dans la société s’en trouve déstructurée, elles seraient alors à bannir. MC

C’est quoi, « No’Mec Anique » ?

Tout simplement une permanence nocturne organisée une fois par mois dans le XIe arrondissement de Paris pour faire de la mécanique, à laquelle on pouvait s’inscrire grâce au site Quefaire.Paris, administré et géré par la municipalité (« Le Figaro », 5/6).

C’est aussi le cas de la soirée « Maniv’Elles », pour l’autoréparation de vélos, dans le XXe arrondissement de la capitale.

Ces deux ateliers ont un point commun : ils sont interdits aux hommes.

A No’Mec Anique, on explique avoir opté pour la « mixité choisie », c’est-à-dire « femmes, personnes trans, personnes non binaires », afin de « faire de la mécanique dans un espace libéré des rapports de domination genrés ».

Même rhétorique chez Maniv’Elles, où l’on accueille uniquement « les femmes et les personnes issues des minorités de genre », car « des stéréotypes règnent toujours dans notre société et, malheureusement, ne s’arrêtent pas aux portes de nos ateliers ». C’est sympa, l’entre-soi.

On pourrait aussi faire des restos réservés aux femmes qui ne supportent pas les lourdauds qui parlent fort après leur troisième bière, aux Corses qui ne veulent pas fréquenter ces crétins du continent, aux Algériens qui conchient les Marocains. La municipalité a supprimé l’une des deux manifestations, précisant que la Ville de Paris était « ouverte et universaliste ».

C’est bien de le rappeler, y en a qui oublient, parfois.


Article non signé lu dans le « Canard Enchainé » – 09/06/2021