Qui provoque, qui ?

Macron giflé dans la Drôme : “Une normalisation croissante et inquiétante de la violence”

Il y a peu, de l’ordre de 48-72 h, Mélenchon rappelait qu’à chaque veille d’élection se passait depuis quelques décennies des événements mettant en cause la sécurité en France…

Attendons-nous à l’exploitation médiatique et électoraliste de « cette gifle », insultante certes, distribuée a notre Macrounet… De ce « moment » posons-nous la question du titre de cet article : Qui provoque, qui ? et prolongeons par un « à qui cela profite ? ». MC


L’information a rapidement fait la une des sites d’information internationaux : “Le président français Emmanuel Macron giflé”, rapporte la BBC suite à l’incident survenu mardi 8 juin dans la Drôme. En déplacement à Tain-l’Hermitage dans le cadre d’une visite consacrée à la restauration et la gastronomie à la veille de la réouverture des salles de restaurants, le chef de l’État français a été agressé par un homme.

Sur une vidéo diffusée sur Twitter, on voit Emmanuel Macron approcher un groupe de personnes. Un homme lui saisit l’avant-bras et, après une très brève discussion, lui porte une gifle au visage. “À bas la Macronie”, peut-on entendre au même moment. L’homme est ensuite plaqué au sol par les forces de sécurité. Selon l’Élysée, le déplacement continue. Deux personnes ont été arrêtées.

L’information a rapidement provoqué des commentaires à l’étranger. Thomas Walde, correspondant de la télévision publique allemande ZDF commente sur Twitter : “L’atmosphère politique était tendue en France bien avant cela. Ce geste ne manquera pas d’alimenter un peu plus les débats sur la culture politique dans le pays.”

Un constat que partage sur le réseau social Rym Montaz, la correspondante de Politico, qui écrit : “De manière générale, à l’aube de cette année de campagne présidentielle, le débat public français est frappé par une normalisation croissante et inquiétante de la violence (si elle reste verbale la plupart du temps, on a vu aujourd’hui que la limite pouvait facilement être franchie).”

Le quotidien espagnol La Vanguardia note pour sa part qu’en plus de quatre années à l’Élysée, “c’est la première fois” qu’Emmanuel Macron connaît une telle mésaventure. Et ce même s’il a été “villipendé” lors de nombreuses manifestations, et notamment “lors de la révolte des Gilets jaunes”.

Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un président est pris à partie en France, rappelle la chaine d’information arabophone américaine Al-Hurra :

Les présidents français sont souvent exposés à ce type d’incident. Les Français gardent encore les images du président Nicolas Sarkozy se faisant insulter au salon de l’agriculture.”

Ce mardi, Emmanuel Macron effectuait la deuxième étape de sa “tour de France” destiné à “prendre le pouls du pays”.

Courier international

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