Prime à la pompe

Le 11 décembre 2018, en pleine crise des gilets jaunes, Patrick Pouyanné, le PDG de Total, avait royalement annoncé, sur son compte Twitter, le versement d’« une prime exceptionnelle de 1 500 euros pour tous les salariés français » du groupe.

Tous, ou presque !

Les 200 salariés de la Sasca, une filiale de Total spécialisée dans l’avitaillement et le stockage de carburant d’avion, n’ont jamais vu la couleur de cette prime Macron. Ils ont dû se contenter d’une primette de 400 euros.

 Saisie par la CGT, la justice a tranché en faveur des lésés.

Total SA, qui a été condamné à payer le complément de 1 100 euros, a préféré renoncer à l’appel (« Les Échos », 17/5). Avis aux patrons tentés par les fausses promesses !

« Patrick Pouyanné ignorait totalement cette distorsion de traitement, s’enflamme un porte-parole du pétrolier auprès du « Canard ». La direction de cette société, que nous détenons en joint-venture avec BP, estimait qu’une prime de 1 500 euros, c’était trop élevé ! »

C’est d’un raffiné…